Cameroun - Viol d'une élève à Garoua: Un maître d'école mis en examen pour pédophilie

Le nommé François Fouda, enseignant à l'école Annexe d'application de Garoua a été jeté manu militari dans les cellules de la police judiciaire de la région du Nord où il médite sur son sort pour viol d'une élève de 12 ans.

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Le vendredi 06 septembre dernier, le nommé Fouda François enseignant l'Ecole annexe d'Application groupe 113 de Garoua a été convoqué à la Division régionale de la Police Judiciaire du Nord à Garoua. Cinq policiers en civil ont débarqué ce jour, pour lui remettre sa convocation dans l'enceinte de cet établissement scolaire. Au vue de l'ampleur du crime à lui reprocher, le présumé violeur est arrêté et conduit manu militari à la police judiciaire, devant ses collègues, qui, visiblement ne comprenaient rien de cette visite inopinée des forces de maintien de l'ordre, qui s'est soldée par une interpellation subite. C’est quelques minutes après que la nouvelle s'est répandue comme une traînée de poudre au sein de cet établissement d'enseignement primaire public.

Le motif de cette interpellation a finalement été dévoilé, mais sous cape. La rumeur va alors se répandre que l'enseignant a sérieusement violé la veille, une de ses élèves du cours moyen II. Ahuris et stupéfaits par la nouvelle, ce sera au tour de son entourage de fustiger cet acte ignoble qui ternit l'image de ceux-là qui sont chargés de l'éducation des enfants. On apprendra alors que le pot aux roses a été découvert par les parents de la victime qui ont immédiatement déposé une plainte à la police judiciaire. Depuis son séjour dans les cellules, les langues se délient quant à la réputation de cet enseignant qui n'en est pas à son premier forfait. D'après des sources bien introduites, cet enseignant contractuel, qui était précédemment à l'Ecole publique de Bibémiré venait d'être affecté, il y'a de cela un an à l'Ecole Annexe d'Application Groupe 1-B de Poumpoumré.

Depuis son séjour dans cette école, il s'est illustré négativement par son penchant excessif à harceler ses élèves filles, mais aussi à les soumettre à des actes sexuels. L'un de ses collègues affirme que «l'année scolaire dernière, il a engrossé une élève de la classe du cours élémentaire 2e année. Alors que la grossesse était presque déjà à terme, il a poussé la fille à avorter». Alors qu'on voyait la foudre s'abattre sur lui, le problème a été résolu à l'amiable. La mise aux arrêts de cet enseignant a été un motif de soulagement pour les jeunes filles élèves de cet établissement primaire de la ville de Garoua, qui ne savaient plus à quel saint se vouer face au harcèlement sexuel dont elles étaient victimes chaque fois de la part de ce dernier.

D'après les témoignages recueillis auprès de ces élèves, leur enseignant est connu pour être un «pédophile invétéré». Il userait de toutes les stratégies pour en parvenir à ses fins libidinales avec certaines élèves. Selon leurs témoignages, il aurait même aménagé une auberge de fortune près de sa salle de classe pour accomplir sa sale besogne, après les cours. En attendant que l'enquête aboutisse et que l'accusé réponde de ses actes, le parquet du Tribunal de grande instance de la Bénoué, s'est saisi de l'affaire.

Plus grave, une source indique que l'un de ses proches parents, dont l'influence serait avérée dans les cercles politiques et du pouvoir aurait entamé des manœuvres auprès du gouverneur de la région du Nord, Joseph Otto Wilson, afin d'étouffer le problème. Une information qui hérisse déjà les cheveux des habitants du quartier Poumpoumré qui entendent riposter énergiquement si le coupable de cet acte répréhensible n'était pas puni conformément aux lois de la République.

© Michel Michaut Moussala | Aurore Plus

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