Cameroun : Une fillette de 3 ans violée à mort à Ebolowa

Après une première tentative échouée, Boris Nga, 19 ans, le présumé meurtrier, a enlevé l’enfant nuitamment.

petite-fille7934850.png

Les populations de la ville d’Ebolowa sont encore sous le choc. Samira Nga Medja, 3 ans, a été violée à mort au village Nkonda. Le présumé auteur du crime crapuleux a été arrêté lundi 12 août 2013 à 22h, par les gendarmes de la brigade territoriale d’Ebolowa. Son nom, Boris Nga, né vers 1994 à Abong-Mbang, sorti de la prison centrale d’Ebolowa le 21 juillet 2013. L’adjudant-chef major Tanga Engolo, le commandant de la brigade territoriale d’Ebolowa, raconte que d’après l’autopsie du Dr Lot Kengne, médecin légiste en service à l’hôpital régional, « la fillette a rendu l’âme à cause de l’étouffement, pendant qu’elle était violée, car l’assassin l’étouffait afin qu’elle ne crie pas ». Toujours d’après le commandant de brigade, la première tentative de viol a eu lieu le 29 juillet 2013.

Après sa sortie de prison, Boris Nga s’est rendu dans le village Konda, non loin d’Azem, le village de sa mère. Ici, il se faisait payer en travaillant dans les champs d’un habitant. C’est là qu’il commence à s’intéresser à la fillette de la voisine de son patron. Les parents de la petite Samira Nga Medja vivent à Mbalmayo. Boris a fini par attraper l’enfant qui s’est mise à crier, alertant les populations sorties en masse pour le lyncher. Finalement épargné, le jeune garçon est chassé du village, mais son forfait n’est guère porté à la connaissance du chef de Nkonda. Le repris de justice ne s’arrête pas pour autant.

Quelques jours plus tard, alors que les enfants sont couchés dans la chambre, la grande soeur s’étant rendue à un bal dansant, le présumé assassin arrive et récupère Samira endormie. Il transporte la fillette dans un hangar. Pendant son acte odieux, il lui ferme la bouche afin d’étouffer ses cris. C’est dans l’après-midi du lendemain que la famille de l’enfant se rend compte de la disparition de celle-ci. René Ndjomo Oyono, le chef du village Nkonda, se rend à Ebolowa pour alerter les autorités.

Aussitôt, le sous-préfet d’Ebolowa 1er, Chamberlin Ntou’ou Ndong, effectue une descente sur le terrain, accompagné du commandant de brigade. Sur place, une battue est organisée. Dans le hangar devenu sinistre, le corps sans vie de la petite Samira est découvert dans un piteux état : nez écrasé, le pied gauche cassé, les oreilles inondées de sang et les organes génitaux abîmés.

© Le Jour : Jérôme Essian

Ajouter un commentaire
Code incorrect ! Essayez à nouveau