Cameroun : Un prêtre orthodoxe accusé de proxénétisme à Yaoundé

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Il tenait des partouzes à Oyomabang, au cours desquelles ses jeunes victimes étaient aussi livrées à un chien.

Les plaignantes sont trois élèves du lycée général Leclerc à Yaoundé, dont deux âgées de 20 ans et en classe de 1ère, et une autre, de deux ans plus jeune, qui est en 3ème. D’après les dépositions faites à la police le 06 décembre dernier, elles ont été entraînées par une copine de 20 ans, elle aussi élève dans le même établissement. Amante du prêtre, elle leur avait au départ proposé de suivre des séances d’exorcisme au lieu-dit Camp Sonel à Oyomabang, un quartier de la capitale.

Le soi-disant homme de Dieu, âgé de 32 ans, commencera par les complimenter sur leurs atouts physiques avant de leur faire une proposition concrète : elles sont très belles, et peuvent donc exceller dans le mannequinat. Il les rassure, indiquant avoir l’habitude de travailler avec d’autres jeunes filles dont il envoie régulièrement des photos en Europe pour des «placements» divers. Les petites naïves acceptent l’offre. Mais les séances de répétitions glissent très rapidement en partouzes. Chemin faisant, le même prêtre fait miroiter aux adolescentes une rétribution de 200.000 Fcfa par tête de pipe, pour ces séances de fornication en groupe.

Sa jeune complice tient la caméra : c’est elle qui filme les ébats. Aujourd’hui, leurs pauvres proies affirment avoir souvent été droguées pendant ces séances chaudes et non consentantes.

C’est au cours d’une de ces séances d’«entrainement» que l’une des victimes réussira à s’échapper et à prévenir la police. Les forces de l’ordre, descendues sur les lieux, prendront les protagonistes en flagrant délit. Les photos et films sont confisqués, qui constituent des éléments à conviction. Certaines d’entre eux montrent les adolescentes en train d’entretenir des rapports sexuels avec le chien dressé du prêtre.

D’autres clichés présentent le gourou se faisant faire des fellations. Interrogées, les jeunes filles affirment, sous l’effet de la drogue, qu’elles étaient dans un état d’inconscience pendant ces moments lubriques. De même, le trio n’a jamais perçu l’argent promis pour ses prestations. Les lycéennes ont toutefois refusé de se présenter devant le tribunal de première instance de Yaoundé, centre administratif, pour leur comparution. Le fameux prêtre et sa copine, eux, méditent leur sort à la prison centrale de Yaoundé-Kondengui depuis le 06 décembre dernier. Ils devraient être fixés sur la suite des événements le 03 mai prochain.

© Mutations : Marguerite Papana

Commentaires (2)

1. tojesi 02/05/2013

les histoire de nos prêtres ne m'étonnent plus.la prêtresse est devenu un grand bizness.

2. herve nana 03/05/2013

kan la pauvreté et le chaumage;la facilité du gain cash et convoitise mine la jeunesse CAMEROUNAISE et AFRICAINE.le resultat ne peut etre k alarmant. pr ns les parents sans force et pouvoir

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