Cameroun : Un corps disparaît de la morgue à Douala

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L'incident est survenu jeudi 11 avril 2013 à la morgue de L'hôpital de district de New-Bell situé dans l'arrondissement de Douala 2ème. Un constat fait par la famille au moment de la mise en bière de la nommée Kammogne Anne.

Stupéfaction ! Ce mot se lisait sur les visages de plus d'un ce jeudi 11 avril 2013 à la morgue de l'hôpital de district de New-Bell, arrondissement de Douala 2ème. Il est environ 14 heures. Une foule immense a envahi l'entrée de cette structure hospitalière. Des supputations vont bon train. « C'est grave par ici, nous avons tout fait, mais le corps de la mère reste introuvable », explique une dame au téléphone. Dans cette foulée, plusieurs familles attendent pour la mise en bière de leur dépouille.

Parmi celle-ci, la famille de la défunte Kammogne Anne, décédée le 18 mars 2013 et gardée le même jour à la morgue de cet hôpital. «Nous avons rempli toutes les formalités, on a fait deux contrôles pour vérifier le corps et il n'avait aucun problème. Nous sommes surpris que le corps de maman ne soit pas parmi tous les corps que le «morguier » nous a présenté», déplore Jean Jules Negum, l'un des fils de la défunte.

Confusion ou trafic de corps. Le doute pèse encore sur les circonstances réelles de cet incident pour le moins surprenant. « Hier quand nous sommes venus pour identifier le corps, le « morguier » nous a interdits l'accès à la salle en nous rassurant qu'il n'y avait aucun problème. Et ce matin il a adopté la même attitude tout simplement parce qu'il voulait qu'on lui donne de l'agent. Quand nous avons fini avec les modalités, ils nous ont présentés un corps qui n'était pas le notre et le « morguier » insiste pour qu'on prenne celui-là », explique notre interlocuteur. A en croire cette source, la dépouille présentée n'a aucun trait de sa défunte mère. « Nous avons gardé le corps avec les cheveux tressés. Celui exposé est une dame sans cheveux, et de teint clair », relève t-il. Après plusieurs tractations, le chef de cette famille a fait une déposition à la gendarmerie de Nkoloulou qui est aussitôt descendue sur les lieux.

Selon le directeur de cette structure hospitalière, Dr Martial Nomo Eteme, il s'agirait d'une mauvaise identification du corps par la famille. « La famille n'arrive plus à identifier le corps parce qu'après 26 jours, le corps peut se transformé. Mais s'il s'agit d'une confusion, (c'est des cas rares), on remonte toutes les levées de corps pendant cette période et on contacte les familles concernées. On saisit ensuite la justice qui nous autorise à exhumer les corps. Soit on passe au test d'Adn. Dans le cas précis, le morguier soutient que le corps présenté est belle et bien celui de cette famille, parce que nous n'avons jamais vécu une situation comme celle-ci », affirme Dr Martial Nomo Eteme. En attendant de lever le suspense sur cette affaire qui défraie une fois de plus la chronique dans la capitale économique, une enquête a été ouverte à la gendarmerie de Nkoloulou.

© Le Messager : Marie Louise Mamgué

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Date de dernière mise à jour : 12/04/2013