Cameroun : Un bébé de six mois abandonné par sa mère à Yaoundé

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Le petit Gilbert se trouve au Centre d’accueil pour enfant en détresse (Caed).

Le 18 avril 2013, au Centre d’accueil pour enfant en détresse (Caed), le petit Gilbert a été retiré de force dans les bras de la famille Essama Essama par les éléments du Gmi. M. Essama Essama explique que « dans la nuit du 17 au18 avril 2013, notre fils Pangue Essama Junior Patrice frappe à notre porte autour de minuit avec un bébé de six ou sept mois. Il nous laisse entendre qu’il buvait avec ses copains lorsqu’ a surgi une fille qui lui a demandé de tenir ce bébé.

Il s’est dit qu’elle voulait se mettre à l’aise. Mais après une heure de temps la fille n’était toujours pas revenue. Malgré ses plaintes au cabaret « Le Cristal » à Ahala, personne n’a pu identifier la fugitive ». Essama Essama explique qu’autour de 24h, sa famille s’est aussitôt dirigée à la brigade de recherche d’Efoulan pour raconter leur histoire. C’est de là que Gilbert Matiké, le commandant de la brigade d’Efoulan leur recommande d’aller au centre social de Yaoundé III. Làbas, « les responsables ont suggéré de se rendre au Caed. Nous y avons été brutalisés et l’enfant nous a été retiré, contrairement aux instructions du commandant de brigade qui nous avait demandé de revenir avec l’enfant pour les besoins enquêtes. La semaine dernière, inquiet, je me suis rendu au Caed pour saluer cet enfant. Ce qui m’inquiète, c’est que jusqu’à ce jour, les affaires sociales n’ont pas communiqué dessus.

Bien plus, j’ai retrouvé cet enfant chétif, malade et on m’a demandé de l’argent pour ses soins, ce que j’ai refusé car le Caed est une institution publique ». Essama Essama a déposé une plainte auprès du procureur près le Tribunal de première instance. « L’enquête est à mon niveau, j’attends actuellement le fils de M. Essama pour boucler mon enquête. L’enfant étant retiré, il faut passer par la procédure », a indiqué celui-ci. Rendu au Caed hier, le reporter du Jour a vu l’enfant.

Mme Belibi, la directrice du Caed a rejeté toutes les accusations de M. Essama. D’après elle, « c’est normal que le bébé soit alité, affecté. Je n’ai jamais demandé de l’argent à cette famille, ma hiérarchie est informée de cette situation. Notre souci est de sécuriser l’enfant, la communication n’est pas notre affaire ; le bébé se porte bien », assure la directrice du Caed.

© Le Jour : Jean –Philippe Nguemeta

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