Cameroun - Ouest: Lynchage en série - une foule furieuse a mis le feu sur trois présumés bandits

Vendredi dernier, une foule furieuse a mis le feu sur trois présumés bandits. Accusés de vol de bétail, deux individus non encore identifiés ont été lynchés le 15 novembre 2013.

Les corps ont été retrouvés sans vie, en partie calcinés, sur la grand-route, au carrefour séparant les arrondissements de Batié dans les Hauts-Plateaux et bandja dans le Haut-Nkam. Ils seraient les victimes d'une embuscade tendue par un groupe d'autodéfense. Les riverains se plaignaient ces derniers temps de la recrudescence du vol de bétail et des récoltes conservées dans les greniers par des bandits qui arrivaient munis d'armes blanches.

Dans la nuit, jeudi dernier; selon les informations recueillies sur place, ces présumés bandits ont été attrapés ayant avec eux deux porcs, des sacs d'arachides, d'ignames, de macabo et autres tubercules. Au cours de la course-poursuite, deux personnes ont été arrêtées et soumises à la vindicte populaire par une population en furie. Elles ont été tabassées puis brûlées à l'aide de pneus. Avant d'être lynchés, les infortunés ont indiqué un domicile abandonné dans lequel ont été retrouvés 160 tôles ondulées, des poulets, des porcs, des chèvres, des sacs de maïs, de haricot et d'autres denrées. Les dépouilles des malfrats ont été déposées à la morgue de l'hôpital de district de Bafang.

Le commandant de la compagnie de gendarmerie s'emploie à identifier les morts qui ne portaient aucune pièce d'identité. Selon un enquêteur, tout laisse croire qu'il s'agit des jeunes de moins de 30 ans. La colère de la population a aussi eu raison de deux individus à Bafoussam. Dimanche au lieu-dit carrefour Cami Toyota, un présumé bandit non identifié a été rossé par une population qui disait l'avoir appréhendé avec des objets volés nuitamment dans des domiciles. Au quartier Yom à Bandjoun, un conducteur de moto-taxi a été bastonné et brûlé avec son véhicule. Il était accusé d'avoir agressé des jeunes élèves qui revenaient du lycée vers 18h30. 

© Honoré Feukouo | Le Jour

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