Cameroun - Kribi: Des soldats du Bir tuent un homme

L'un d'eux convoitait l'épouse du défunt, qu'ils ont mortellement poignardé. Les éléments du Bataillon d'intervention rapide (Bir) ont encore fait parler d'eux dans la nuit de mardi à mercredi dernier à Kribi.

La scène s'est déroulée aux environs de minuit. Un homme, la trentaine sonnée, a perdu la vie dans une bagarre avec les éléments du Bir. Après avoir tout détruit sur leur passage et roué de coups de poings et de gourdins la victime, ils l’ont ensuite poignardé selon les témoignages. L'infortuné a perdu la vie sur le champ. Une scène qui s'est déroulée sous le regard impuissant de la population qui se trouvait au carrefour Kingué.

Tout serait parti d'une vive dispute entre le défunt et un élément du Bir. «Le civil était assis sur sa table et buvait avec sa femme. Le soldat du Bir, qui fait la cour à la femme de ce monsieur, se trouvait dans le même bar. Il a trouvé d'un mauvais œil, la présence du mari à cet endroit. Le soldat du Bir est donc allé vers lui et ils se sont disputés. Puis, ils en sont venus aux mains et le civil a blessé le soldat du Bir. C'est ainsi qu'il sort du bar et appelle ses collègues en renfort», explique un témoin. Qui indique que les collègues de ce dernier sont arrivés une dizaine de minutes plus tard.

Poignard

Six personnes vêtues de tee-shirts noirs estampillés Bir, ont alors fait irruption dans le bar. Sans poser de questions, ils se dirigent vers le civil et le roue de coups de poings. Ce qui a entrainé une débandade dans le bar. Face à cette situation, le civil a tenté de s'enfuir, mais, en vain. D'après des témoins, il a été tramé dans la rigole et assommé à coups de poings, de pieds et de gourdins avant d'être poignardé à mort. C'est après son décès qu'ils quitteront les lieux à bord de trois motos.

D'après nos sources, le défunt, ressortissant du Nord du Cameroun, était le vigile du Commandant du Bir de Kribi. Et c'est ce dernier qui l'aurait fait quitter sa région pour le chef-lieu du département de l'Océan. Son corps a été transporté à la morgue de l'hôpital régional de Kribi. Les riverains s'accordent à dire que les exactions de ce genre provenant des éléments du Bir sont devenues légions dans cette ville.

© BLAISE DJOUOKEP | Mutations

Commentaires (1)

1. Janvionne 01/11/2013

Tout Le Cameroun était fier de ses " nouveaux "sauveurs " , les BIR , il y'a 7 ans en arrière , par leurs prouesses de sauver les voyageurs des " coupeurs- de- routes qui terrorisaient les populations , et ont ramené le calme l'ors des échauffourées de 2008 ! Qu'est ce qui a bien pû se passer pour qu'ils deviennent des redoutables criminels qui sèment la terreur en toute impunité ? Il est temps au gouvernement Camerounais , de revoir un peu cette unité là .

Ajouter un commentaire
Code incorrect ! Essayez à nouveau