Cameroun - Insécurité : Braquage dans une église

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Des hommes armés ont fait irruption dans la paroisse St Joseph de Bonendalè, le 8 avril 2013.

Trois hommes armés et encagoulés ont emporté un peu plus d'un million de F.Cfa lors d'un braquage à la paroisse St Joseph de Bonendalè-Bonabéri, dans l'arrondissement de Douala 4ème, le lundi 8 avril 2013. Les malfrats ont également pris de force un laptop, une unité centrale, un écran plat et deux téléphones portables dans la chambre du père Alphonse Chukwunenye, un Nigérian. A la bibliothèque de la paroisse, les trois hommes armés ont récupéré des Bibles, des rosaires, des dizainiers, un sac contenant des documents et une somme d'argent non encore évaluée. Ils ont défoncé la porte des toilettes, se sont ensuite introduits dans la chapelle et ont emporté le tabernacle.

Ils n'ont pas ouvert le feu et sont repartis sans être inquiétés. Différentes unités de la police et de la gendarmerie sont descendues sur les lieux après le forfait. Le préfet du département du Wouri, Paul Naseri Bea, aussi. Une enquête a été ouverte. Selon des témoignages, les braqueurs ont fait irruption dans la paroisse autour de 4h, lundi. Ils ont escaladé le portail principal ,ont ligoté Léon Telsem, le gardien en faction cette nuit-là. Un des malfrats montait la garde. Les deux autres ont accédé à la chambre du prêtre, à l'étage, en empruntant une échelle. Les malfrats ont défoncé la porte à l'aide d'un arrache-clou. Ils ont frappé le prêtre avec la crosse de leur arme et lui ont intimé l'ordre de se coucher à même le sol. « Ilsm'ont demandé de leur remettre l'argent des pauvres'», raconte le père Alphonse Chukwunenye.

Le Jour a appris qu'il s'agit d'une enveloppe contenant 1.103.095 Fcfa. Cet argent, collecté à la faveur de la période de jeûne précédant la fête de Pâques, était destiné aux personnes nécessiteuses, notamment les veuves. La disponibilité de ces fonds a été annoncée lors de la messe de la veille, dimanche. Le père Alphonse Chukwunenye fait remarquer que les braqueurs s'exprimaient en pidgin et en français. « L'un d'eux a dit à son compère ?'tire sur lui s'il ne veut pas coopérer”. Ils ont chargé leur butin dans de gros sacs », témoigne le missionnaire.

L'opération a duré environ vingt minutes. Tout s'est déroulé dans l'obscurité. Le quartier n'était pas alimenté en énergie électrique cette nuit-là, à cause de la panne d'un transformateur d'Aes-Sonel.

© Le Jour : Mathias Mouendé Ngamo

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