Cameroun - Homosexualité: Deux suspectes déférées au parquet à Douala

C’est à la suite d’une enquête débutée il y a quelques jours qu’elles ont été envoyées au parquet à Bonanjo, mardi 11 mars 2014.

Couple homosexuels noirs

C’est Le Messager qui révèle l’affaire. Dans son édition du vendredi 7 mars 2014, le journal indiquait que le poste de police de Bonambapè à Bonabéri a ouvert une enquête jeudi 6 mars 2014 sur une affaire de lesbianisme. Eric Assawoo Elumba, auteur de la plainte accuse sa petite amie, Laure Sabine Belinga Ekossono et Doris Ngambo d’homosexualité. Quand l’affaire déclenche, jeudi 6 mars courant, «la personne convoitée», Laure est hospitalisée à l’hôpital Ad Lucem de Bonabéri. «Elle est sortie de l’hôpital samedi. Depuis mardi 14 mars 2014, elle et Doris sont au parquet de Bonanjo, en attendant d’être déférées à la prison centrale de New-Bell» indiquent des sources proches du dossier qui révèlent que les deux présumées coupables ont été libérées après leur exploitation au parquet. Bref rappel des faits.

Dans le numéro du 7 mars 2014, Eric racontait dans votre tabloïde qu’il y a de cela cinq ans, il vivait une histoire d’amour avec Laure Sabine Belinga Ekossono. Ils avaient quelques soucis, pourrait-on dire comme tous les couples. Sauf que les leurs étaient un peu particuliers. «On a toujours eu de petits problèmes à cause des filles. Laure est une personne qui se laisse dominer et qui a une attirance pour les filles. En décembre 2013, j’ai remarqué que ma copine avait une autre amie. Les comportements de celle-ci ne me plaisaient guère. Elle avait une mauvaise influence sur Laure.» Eric aura beau insister pour que sa bien-aimée s’éloigne de «ma rivale».

Que nenni ! Il découvrira d’ailleurs un jour une conversation des deux femmes sur le réseau social facebook. Extrait : « (Propos de Laure) -Entre elle et moi il n’y a plus rien. C’est toi que j’aime. (Propos de Doris) – Non. Et pourquoi est-ce que tu la vois encore ? Tu me trompes. Et puis, qu’est-ce que tu fais avec cet homme ? Tu dois choisir entre lui et moi…». Après plusieurs disputes, Eric Assawoo Elumba dépose sa plainte. La suite, c’est l’arrestation des deux femmes. Soulignons que l’homosexualité est interdite par l’article 347 bis du Code pénal camerounais : «Toute personne ayant des rapports avec une personne du même sexe est passible de 6 mois à 5 ans de prison et de 200 000 francs cfa. Si une des personnes a moins de 21 ans, la peine est doublée».

© Valgadine TONGA | Le Messager

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