Cameroun,Faits de société: Un « voleur » sème la panique au Ministère de la communication

Malcom T. , un jeune homme originaire du Sud-ouest camerounais s’est vu « cueillir » et roué de coups dans les locaux du ministère de la communication pour avoir dit-on tenté de fouiller le sac d’une des secrétaire de direction du directeur de la communication privée, Janvier Obounou.

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Histoire vraie et rocambolesque, la scène se passe aux environs de 14 heures dans les locaux de ce ministère le Mardi 30 Avril 2013 alors que le chef de département soit Issa TChiroma Bakary par ailleurs ministre de la communication et une partie de son personnel jouent les « figurants » à Foumban (au lycée classique) à la conférence organisée pour la célébration du cinquantenaire de la réunification.

A cette heure de la journée, des va et viens sont observés pour le retrait des tee-shirts devant servir pour le défilé du 1 Mai, fête du travail. Subitement, on entendra des cris venant du sous-sol : « Ô Voleur, Ô Voleur », s’exclame une voix. De ce pas un silhouette d’un homme courant de façon maladroite surgie des escaliers pour s’enfuir et dans le hall toutes les personnes, surprises, se retourneront pour accueillir le mécréant de visu. Croche-pied ! Et Hop ! Le voici qui va être déséquilibrée sans tomber, marchant à quatre pattes, cognera sa tête sur la rambarde des escaliers sans tomber.

Il se relèvera mais malheureusement sera rattrapé en voulant escalader le mur par un employé vigilant resté sur le perron. Fin de parcours ! L’attroupement va se faire autour de lui sans oublier de lui assener ça et là quelques coups afin de lui faire entendre que cette qualité de camerounais nous n’en voulons pas. Une roue de voiture lui sera accrochée sur le cou pour le brûler tout ceci sans connaître exactement qu’est ce qui se passe.

Dans une lucidité, un homme qui avait assisté à la scène va alors lui demandé les mobiles de son geste et à la stupeur générale, tout le monde constatera qu’il est sourd-muet. Stupeur ! On a failli tuer un homme qui ne parle pas. Toutes velléités vont se calmer et la foule va se disperser. L’homme lucide va alors l’empoigner pour le ramener sur le lieu du forfait soit à l’intérieur du bâtiment pour s’enquérir de son délit.

La secrétaire de direction qui avait alors lancée l’alerte restera pantoise. Aucune infraction n’a été commise par le pauvre. On a une fois de plus failli tuer un innocent. Dans ses explications, le jeune homme dira qu’il a l’habitude de venir dans ce bureau et brandira un carnet d’aide qu’il montrait d’accoutumée au Directeur pour se faire aider de tant à autre. Pris par un esprit de jalousie, de mépris total pour les déshérités et de satanisme, la secrétaire de direction qui selon des sources en avait marre de cette « présence encombrante» avait décidée de « frapper ». Pourquoi autant de cruauté envers un démuni ?

Si le système gouvernemental n’a pas pu contenter toute la population est-ce la faute aux déshérités ? Le pire a failli être frôlé. Au grand dam de tous ceux qui lui avait assené quelques coups au passage, Malcom T. sortira du bâtiment quelques instants après avec en prime un grosse bosse reçue au passage dans sa fuite. De l’eau lui sera proposée compte tenu de son état ensuite quelques « mères » viendront le « cajoler » pour le consoler et s’excuser.

© Camer.be : Yannick Ebosse

Commentaires (1)

1. Fomété kana 04/05/2013

La justice populaire est un crime qu'il faut combattre dans notre pays

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