Yaoundé: Un jeune homme sauvagement assassiné

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Un certain Mandeng, 18 ans, a quitté brutalement la vie le 12 avril 2013 au lieu-dit Mvog-Ada Escalier bar.

Horreur et stupeur ce vendredi 13 avril 2013 au levée du jour où les populations tirées de leur sommeil, par un coup de feu, ont découvert le corps du jeune Mandeng gisant dans une marre de sang. Des témoignages recueillis sur place font état de ce que la victime faisait l'objet d'un ultimatum à lui adressé, quelques semaines, plus tôt par ses congénères du quartier avec lesquels ils se partageaient toujours les misères dans des parties de «Njambo» (jeu de carte) pour assurer leur pitance journalière. Cette situation serait arrivée sans doute au cours d'un mauvais partage de gain. Un certain Mathurin, un enfant la dizaine révolu, qui s'est félicité de sa mort, nous a confié lors de la reconstitution des faits, qu’il lui aurait dit: «un jour je t'aurais (sic)». Cette phrase laisse croire qu'il serait soit le véritable bourreau soit alors le commanditaire de cette assassinat.

De larges entailles qui maquillaient le corps du pauvre Mandeng témoignent des impitoyables sévices corporels dont il a fait l'objet, les deux tendons d’Achille ont été sectionnés avec une atrocité indescriptible. Seuls les cris de l'infortuné alerteront un Camerounais sensible qui saisira la gendarmerie. Transporté d'urgence sur les lieux, le Commandant de la Compagnie de Gendarmerie de Yaoundé III par intérim, le Lieutenant Ndzana entreprendra immédiatement une action de sauvetage avec la collaboration du Commandant de Brigade de Recherche Assam Bisso, du Commandant de la Brigade de Nkolmesseng, l'Adjudant-Chef Major Tchanga et du Commandant du poste de gendarmerie de la Poste Centrale, l'Adjudant-Chef Nola.

De cette action partira un coup de feu qui, malheureusement, n'atteindra pas la cible car, tenant le téléphone d'une main et de l'autre le pistolet automatique, mais pour beaucoup, il en a été plus empêché par une certaine Jeannette qui l'a considérablement distrait. Il fera appel au corps des sapeurs-pompiers pour la conduite de la dépouille à la morgue de l'Hôpital Central de Yaoundé. Trois personnes seront interpelées parmi lesquelles: Dame Jeannette pour besoin d'enquête enfin d'élucider les causes exactes de ce crime.

Entre-temps, le nommé Mathurin, fortement soupçonné d'être au centre de ce crime crapuleux, a pris la clé des champs et se trouverait en ce moment du côté de Soa d'où il compte semer les forces de sécurité et rejoindre sa famille au Gabon. Seulement, pourra-t-il réussir son action lorsqu'on sait la détermination qui anime nos forces de sécurité pour mettre hors d'état de nuire tous ceux qui veulent faire de la loi leur marche pied. (Affaire à suivre)

© Judith Ekobo | Le Soir

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