Ngaoundéré: Poignardée à mort par son soupirant

A 18 ans, Aïssatou a trépassé suites à des blessures profondes infligées à l'arme blanche par son bourreau lors d'une scène de jalousie.

La jeune fille est inhumée depuis mercredi dernier au domaine familial sis au quartier Aoudi à Ngaoundéré. Portée en terre après avoir reçu trois coups de poignard à l'épaule droite de la main de celui qui lui a toujours conté fleurette, Nevadaï Ntcernatataye, 21 ans, et à qui elle n'a jamais favorablement répondu aux nombreuses avances. «Il a tout fait, il est souvent venu ici au quartier pour attendre la fille. Il fait une cours assidue à cette fille depuis longtemps, mais elle ne veut pas», rapporte Leila, une voisine.

Aïssatou avait plutôt le béguin pour un moto-taximan, suscitant de ce fait la jalousie et le courroux de l'ouvrier en bâtiment, originaire de l'Extrême-Nord, et éperdument amoureux malgré ses multiples échecs. Les populations du quartier Aoudi, témoins de ce crime passionnel, disent du monsieur qu'il est d'une «jalousie maladive».

C'est au soir du lundi 16 février dernier que tout a malheureusement basculé vers l'horreur, selon les différents recoupements. Névadaï qui s'était mué en parfait gentleman aux lendemains de la saint-Valentin a apporté un présent à sa dulcinée, voulant conquérir son cœur dans un énième assaut. «Ce n'est pas la première fois qu’il paie des choses à la fille, parfois il laisse quand il ne la trouve pas chez elle. Mais, elle lui retourne ses présents», a-t-on rapporté. La jeune fille comme toujours a donc rejeté son cadeau, menaçant par la suite de l'éconduire de sa demeure.

Ayant mal digéré l'affront, le jeune homme aurait fait usage de son couteau après une altercation qui les a opposé pendant quelques minutes. Alerté par les cris, le voisinage a accouru aux côtés de la victime qui gisait déjà dans son sang. Le bourreau qui a voulu prendre la poudre d'escampette après son forfait sera molesté par les voisins, et sauvé in extremis par des éléments des Equipes d'Interventions Rapides (ESIR) appelés en renfort. Actuellement, en détention à la division régionale de la Police Judiciaire où il attend de comparaitre en justice, il a déclaré: «je ne regrette pas mon acte».

© Eric Nguélé | L'Actu

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