Deux pères se disputent la paternité d’un bébé à Anguissa-Yaoundé.

Après avoir conçu de son camarade de classe, Laetitia Alphonsine B, attribue cette grossesse à un vacancier parisien séjournant pour deux semaines au Cameroun.  

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 Elle s'appelle Laetitia Alphonsine B, âgée de 23 ans, elle a fait la connaissance d'un jeune homme répondant au nom de Rigobert M, en classe de terminale. Le garçon fréquentait Ndi Samba et, elle, le lycée de Nkolndongo. La première rencontre a eu pour théâtre le quartier Anguissa à Yaoundé. Une idylle est alors née. Une relation amoureuse pouvant même aboutir au mariage. Les deux tourtereaux s'appelaient: «pitchou». Les deux familles entretenaient également une relation sans nuage. D'ailleurs, lorsque la maman de Laetitia Alphonsine avait eu vent que Rigobert avait été reçu à l'examen du Baccalauréat en 2011, elle lui offrit en guise de cadeau la somme de 5000 FCFA. Découragé par son échec audit examen, elle conçut à l'aube de la rentrée scolaire. Cette nouvelle fut accueillie de façon mitigée par sa génitrice, qui trouva cela précoce et se demandait comment un jeune bachelier sans emploi pouvait s'occuper des examens prénataux, de l'allaitement de ce petit jésus qui n'avait pas demandé à naitre.  

Soit dit en passant, pour manifester l’amour qu'elle portait pour son «gars», la jeune fille avait pris soin de taire la situation à sa mère, qui pouvait faire Ipso facto un accident vasculaire cérébral (Avc), à défaut d'une interruption volontaire de grossesse (Ivg). Au début de sa grossesse, nos sources indiquent, qu'elle s'est rendue à Douala, histoire de rendre visite à sa grand-mère. Y étant, elle passa un coup de fil à la mère de Rigobert qui vit en France, pour lui dire que tout était pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles. Après des bisbilles par voie téléphonique, la jeune fille annonce à son ami qu'elle a évacué son enfant. «Deux jours après, elle m'annonce qu'elle vient de concevoir un autre enfant avec un soit copain vivant en France et en séjour au Cameroun pour deux semaines.  

Trois semaines après, nous nous sommes retrouvés. J'ai voulu qu'on trouve un modus vivendi. Elle m'a balancé des jurons du genre: "mon enfant ne peut pas manquer de papa et je ne veux plus entendre parler de toi". Depuis lors, nous nous sommes jamais rencontrés», explique, un tantinet nerveux, Rigobert M. Plus loin, «j'ai appris par la bouche d'une de ses cousines qu'elle a accouché d'un garçon à Douala. Convaincu que c'est moi le père de cet enfant et n'ayant jamais fui mes responsabilités parentales, je brûle de voir mon fils qui, dit-on, me ressemble étrangement. Suis-je de ceux qui crucifièrent Jésus-Christ pour subir un tel sort? Ma destinée est-elle maudite?», S'interroge ce jeune homme, qui est prêt à tout casser pour rentrer en possession de son rejeton. Le service social si regardant sur la question de l'éducation des enfants a déjà été saisi. La justice, promet-il, prendra le relais bientôt.

  Le Soir

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