Cameroun : Le commandant de brigade de Kondengui abat son fils avec son arme

Il l’aurait pris pour un bandit qui a refusé de répondre à ses sommations. Le jeune adolescent revenait d’une escapade nocturne sans autorisation parentale...

arme

La nouvelle se répand très discrètement à travers la ville de Yaoundé ce mardi 02 juillet 2013. Mais, l’info avérée est truffée d’inexactitudes. À la brigade de gendarmerie de Kondengui hier matin, tout semble normal. Des gendarmes reçoivent des usagers, recueillent les plaintes des uns, ou vaquent à leurs occupations quotidiennes. Il y règne un calme ordinaire. Pourtant, depuis cette matinée, les rumeurs se font de plus en plus persistantes.

Le commandant de brigade, Eteme Ndjana, aurait tiré sur son fils âgé de 18 ans, alors que dit-on, il revenait des toilettes internes aux alentours de 4 heures du matin. Le père, affirme-t-on, l’aurait pris pour un bandit. Dans son lieu de service à Kondengui ce mardi après midi, il est absent. Mais ici, c’est motus et bouche cousue. « Il est absent, et il reviendra aux alentour de 18h-19h, si vous pouvez repasser. Quant à ce que vous nous demandez, on n’en a aucune idée », rétorque un gendarme, le regard froid.

Pourtant, selon une source, la rumeur est fondée. Le commandant Eteme Ndjana a bel et bien tiré sur un de ses enfants hier au petit matin, mais sur un de ses garçons et non sur sa fille. Le jeune homme âgé de 18 ans revenait d’une escapade nocturne, effectuée à l’insu de son père. Alors qu’il hâtait le pas en direction de la maison, il a été sommé par son père de s’arrêter et de garder ses mains bien en évidence.

Le jeune garçon qui traversait la cour et qui n’a pas jugé bon d’obtempérer, a reçu froidement plusieurs balles sur le torse. Étendu, sans vie et baignant dans son sang, le jeune adolescent est décédé sur le coup. Le commandant s’est alors rendu compte, qu’il venait d’abattre son propre fils, qu’il a pris pour à un bandit. Aussitôt, il aurait alors, selon des sources bien introduites, transporté la dépouille pour la morgue d’Obala, en attendant d’avoir les idées claires. Pour l’instant, Le Messager n’a pas pu entrer en contact avec le commandant de brigade. L’affaire ainsi douloureuse suscite de nombreux commentaires à travers la ville de Yaoundé. Nous y reviendrons...

© Le Messager : Florette Manedong

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