Cameroun/Hilé-Alifa: Il tue une femme à cause de la jalousie

Il accusait sa femme de vouloir le quitter pour un autre homme.

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Iyanouma Abaicho a été froidement tuée à coups de poignard dans la nuit du 26 au 27 avril 2013 au quartier Bargaram. Son meurtrier n'est autre que son mari, Mahamat Abkar. L'infortunée a été retrouvée dans sa chambre, gisant dans une mare de sang. Son mari, qui tentait de prendre la poudre d'escampette après son forfait, a été arrêté et est détenu à la Brigade de gendarmerie de Hilé-Alifa cria une enquête a été ouverte. Après seulement un an de mariage, l'homme qui a dit oui devant Dieu et devant les hommes à sa femme, s'est retourné contre elle, mettant fin à ses jours sur terre.

Selon les témoignages, quelques semaines avant cet acte odieux, l'amour et la concorde entre les deux tourtereaux avaient cédé la place aux disputes, injures et bagarres. La pomme de discorde tournait autour de ce que, Iyanouma Abaicho, lasse de supporter les frasques de son mari, "avait décidé de regagner le domicile parental. Mahamat Abkar ne voulant rien entendre, l'accusait de vouloir le quitter pour un autre. N'empêche que contre le gré de son mari, elle retournera tout de même chez ses parents. «Cette femme recevait quotidiennement les menaces de son mari.

A chaque fois qu'il venait la voir, il avait l'habitude de dire qu'il mettra fin à sa vie si elle ne retournait pas chez lui. Il accusait honteusement cette femme, qui est ma voisine, de vouloir se réconcilier avec son premier mari, père de ses six enfants. Pourtant, lui-même n'ignore pas que dans la tradition musulmane, les choses ne se passent pas comme ça», témoigne Oumar Mahamat. Après plusieurs menaces verbales, Mahamat Abkar a fini par passer à l'acte.

Pour accomplir son forfait, il s'est servi d'un couteau et a débarqué à l'improviste dans sa belle-famille, avant de se diriger immédiatement dans la chambre de son épouse. Sans aucune forme de procès, il lui a asséné des coups de poignard au niveau de l'épaule droite, à la gorge et au ventre alors même que la malheureuse était enceinte de quelques mois. «Après le drame, le Commandant de Brigade, le médecin et moi-même, sommes descendus sur les lieux pour constater les faits. Nous avons effectivement constatés que les intestins de la femme sont sortis du ventre.

Certainement à cause de la violence des coups de poignard qu'elle a reçu à ce niveau. Contrairement à ce que les gens affirmaient que certains organes de la femme avaient été enlevés, après examen, le médecin a confirmé que tous les organes sont intactes et en place à part les intestins qui sont sortis», a indiqué le Maire de Hilé-Alifa Ali Cheik Djibrine. Iyanouma Abaicho.

© Jean AREGUEMA /L'Oeil du Sahel

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