Alerte à la violence-Etablissements scolaires: Un élève du Collège du Levant poignardé à mort

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La scène a eu lieu à Bonabéri en ce début de mois. Deux élèves, l'un du Collège du Levant, et l’autre du Collège Classique de Bonabéri se livrent à un corps à corps, lorsque le second va se servir d'une bouteille cassée pour taillader son vis-à-vis.

A l’origine de la rixe, une histoire de casquette. Tataw 14 ans, élève en classe de 4e au Collège du Levant à Bonabéri se voit sur le chemin de l'école barrer la route par un pensionnaire du Collège Classique. Ce dernier exige du premier qu'il lui cède sa casquette. Devant le refus catégorique de Tataw, il va essayer de la lui prendre de force. S'engage ensuite une rixe entre les deux élèves. C'est alors que voyant leur condisciple en difficulté, les élèves du Collège Levant vont apporter du soutien à Tataw.

Après avoir reçu une bastonnade sévère de la part des élèves du Levant, le mis en cause va dans un premier temps tenter de s'enfuir. Il se saisira de la première bouteille ramassée sur son chemin avant de revenir à la charge.

Selon les témoignages des élèves du Collège du Levant, il aurait escaladé la barrière du collège, s'est dirigé vers la salle de classe de Tataw avant de se jeter sur lui en lui enfonçant la bouteille à plusieurs endroits du corps. C'est tout en sang que celui-ci sera conduit vers l'hôpital le plus proche. L'agresseur qu'on n'aura pas du mal à identifier, puisque élève au collège d'en face, sera quant à lui remis entre les mains de la police pour enquête. Informé des faits cités supra, le Délégué Régional des Enseignements Secondaires dans le Littoral ordonnera la fermeture provisoire des deux établissements.

La violence dans les établissements scolaires en hausse

Lycées, collèges privés confessionnels, laïcs, peu d'établissements scolaires semblent échapper à ce phénomène de plus en plus récurrent. Il ne se passe plus une année académique sans qu'on ne dénombre des cas malheureux d'agression en milieu scolaire. De l'avis de certains responsables d'établissements, cet état des faits est dû en majeure partie au relâchement de la responsabilité parentale. Par ailleurs, on observe de plus la libre circulation et distribution des produits lénifiants dans ces établissements. «Les enfants deviennent de plus en plus réfractaires au contrôle des parents, certains des parents peinent à cerner le caractère et la personnalité de leurs enfants. L'enfant qui est timoré à la maison, se métamorphose lorsque qu'il se retrouve en compagnie de ses camarades», nous révèle Anne Marie Feutcha, enseignante de philosophie.

En outre, avec les nouvelles techniques de communication, notamment les téléchargements des films sur les téléphones portables internet, les enfants sont suffisamment exposés à toutes sortes de violence, nous confie un responsable d'établissement. Pourtant les sanctions restent en vigueur dans la quasi-totalité des établissements scolaires. Mais il convient de relever que malgré la création tous azimuts de tant d'établissements scolaires publics que privés, le nombre d'élèves dans les salles de classe est toujours supérieur à la moyenne requise, pendant que les enseignants, eux, sont en sous effectifs.

«Nous exhortons les parents à nous accompagner dans la formation de leurs progénitures. Même s'il est vrai que l'élève passe plus de temps à l'école avec ses enseignants qu'avec ses parents, il n'en demeure pas moins vrai que les parents sont dans la majeure des cas responsables des actes posés par leurs enfants», conclut Anne marie Feutcha.

© Flore Honga | Aurore Plus

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