VOICI POURQUOI LES INVESTISSEURS FUIENT LE CAMEROUN‏

La COMICODI s'iterroge sur la justice au service des" voleurs et des truands" qui ruinent les entreprises et compromettent l’investissement dans le pays. L'intégralité de sa lettre adresséee à Monsieur le Procureur Tribunal de Grande instance de Yaoundé

 

 Monsieur le Procureur,

Monsieur KALDJOB Michel, 31 ans, BTS, est un agent commercial de la société SOCOPRAL, chargé de placer les produits alimentaires auprès des commerçants. En seulement quatre mois de travail, monsieur KALDJOB a volé plus de neuf (09) millions de Francs CFA, en se livrant à toutes sortes de malversations et de faux en écritures.

Par deux plaintes, 26 janvier et 03 février, la société a fait interpeller Monsieur KALDJOB par la gendarmerie. L’intéressé a été conduit devant vous. Dans un premier temps, il promettait lors des enquêtes, de payer au moins un million, puis il n’a plus rien dit, est resté muet. On apprend alors que ses proches, lui auraient conseillé, de préparer juste 500.000 FCFA pour le parquet, et il s’en sortira.

Pour l’enquêteur, pas de doute, impossible de finir autrement qu’en prison, pour un tel abus de confiance où l’auteur a reconnu les faits. La société découvre chaque jour, d’autres vols

Hélas, après quelques mouvements allers et retours entre le palais de justice et la gendarmerie, Monsieur Kaldjob est retrouvé au quartier, libre comme un oiseau, prêt à frapper d’autres commerçants, à commettre d’autres crimes. On dit qu’il comparaît libre.

La Commission indépendante contre la corruption et la discrimination, éveille votre attention, sur les ravages de telles décisions de justice sur le destin du pays. Les sociétés ferment, d’autres délocalisent, pendant que l’investissement international fait de plus en plus défaut. INSECURITE JUDICIAIRE.

Ce scénario tourne dorénavant à la pandémie dans le pays, plombant notre destin pour longtemps.

La Commission vous assure de sa très haute considération, mais s’interroge et soumet ce cas à votre libre méditation. Il risque de ne plus rester bientôt, que la justice immédiate, directe et sanglante dite justice populaire comme solution dans un tel contexte.

© Correspondance : Le Pr�sident De La Commission,SHANDA TONME, M�diateur Universel

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