Université de Buea: Le campus presque paralysé par une grève

C’est un président du Synes, coordination de Buea, Prof Mike Yanou très embarrassé qui a tenté d’expliquer les raisons pour lesquelles ses camarades ont entrepris, depuis lundi dernier, date prévue pour la rentrée académique dans cette institution, un mouvement d’humeur avec suspension des enseignements.

En effet, Mike Yanou rapportera à l’entame de notre discussion, qu’il a été surpris de constater lundi au matin sur le campus que la grève avait commencé, alors qu’il s’y rendait pour poursuivre les discussions avec ceux – ci au sujet d’une correspondance du secrétaire général du Synes Prof. Alexis Téguia dans laquelle il invitait ses camarades de l’Université de Buea de faire preuve de patience pour donner la chance au bureau national du Synes de poursuivre les négociations avec le gouvernement. Un appel rejeté en bloc par les membres du Synes de l’Université de Buea au cours d’une réunion de crise convoquée par le responsable du syndical - UB Prof. Yanou qui tentait ainsi d’expliquer les positions de son secrétaire général. Certains enseignants courroucés par la note du S.G demanderont le vote d’une motion pour le destituer à cause de «la non consistance de ses prises de positions comme leaders».

Ils soutiendront que leur secrétaire générale semble ne pas reconnaitre que les enseignants d’Université au Cameroun comptent parmi les plus pauvres au Cameroun. Au terme des discussions houleuses, les syndicalistes demanderont à Prof. Yanou de converger à Yaoundé au cours de la rencontre du bureau national du Synes le message selon lequel la tradition anglo-saxonne recommande le respect des textes et des engagements pris, et du moment où le gouvernement s’était engagé à payer leurs droits, il est hors de question que ce ne soit pas respecté.

La dernière tranche des primes

Cette grève sur le Campus de Molyko fait suite au préavis lancé en Novembre 2012 par le secrétaire national indiquant que toutes les Universités d’Etat du pays seraient paralysées si la dernière tranche des primes de modernisation de la recherche qui était supposé être payée au plus tard le 31 décembre venait à ne pas être payée.

Au terme de la réunion de crise du mardi 08 janvier, le responsable du Synes – UB tentera d’expliquer en vain les initiatives du bureau national qui avait alors demandé un temps de grâce. Ils martèleront qu’« il n’y a aucune base sur laquelle on devrait lâcher cette grève », soutenant que « cette prime est une partie de notre salaire, et nous devons donc la percevoir au moment indiqué ». Selon Prof. Yanou, ses camarades ont aussi insisté que cette prime soit repartie mensuellement et introduit dans leur salaire. Réagissant sur les conséquences de cette grève sur le déroulement des cours sur ce campus, le vice – recteur chargé de la recherche Prof. Victor Julius Ngoh minimisera les effets en faisant savoir que son effectivité n’est qu’à 40%, ce qui fait que le campus n’est pas entièrement touché.

Pour sa part, Dr. Dicka, coordonateur du Synes à l’Université de Douala indiquera que son campus s’apprêtait aussi à suivre l’initiative de Buea, mais qu’ils les résolutions de la rencontre de Yaoundé prévue pour ce jeudi.

© Pierre – Alexis Kaptchouang | La Nouvelle Expression

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