TRIBUNAL CRIMINEL SPÉCIAL : DES CADRES DE LA SGBC ACCUSÉS DE DÉTOURNEMENT

Les employés de cette banque sont poursuivis pour avoir payé de faux ordres de virement de l’ordre de 150 millions F.Cfa appartenant à la Scdp.

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Au moment où nous allions sous presse hier, un peu après 20h, sept responsables de la Société générale de banques au Cameroun (Sgbc) et de la Société camerounaise des dépôts pétroliers étaient toujours en garde à vue à la cellule du parquet général près le Tribunal criminel spécial. Il s’agit de Fabien Nyongang, Lydienne Engome Essome, Diane Pandong, Mpouendina épouse Nguengue, Abiba Kamegni et Lini Temameu.

Ces personnes sont accusées d’un détournement en complicité de 150 millions F.Cfa appartenant à la Scdp. De connivence avec des agents de cette société, apprend-on, un gestionnaire de compte de la Sgbc aurait pris sur lui de débiter le compte de la Scdp ouvert dans les livres comptables de la banque et de virer l’argent à l’ordre de la Société hydrochimie camerounaise et Alpha construction, deux sociétés prestataires de services de la Scdp.

Les quatre ordres de virement ainsi émis entre le 22 et le 31 octobre 2012 se sont avérés faux et falsifiés. Arrivés de Douala vers 11h, les accusés ont fait escale à la direction de la Police judiciaire de Yaoundé, avant d’être transportés dans le car de la prison centrale de Kondengui, sous forte escorte composée de policiers et de gendarmes, vers les locaux du Tribunal criminel spécial. Yap Abdou, le président de cette juridiction, a aussitôt désigné un juge d’instruction pour entendre les accusés.

Autour de 12h30 hier, ils ont commencé à défiler au cabinet du magistrat Evouh Ekanga. Celui-ci devra décider de leur relaxation ou de leur incarcération à Kondengui. Par ailleurs, l’avocate de la Sgbc, dépêchée de Douala, tentait encore d’obtenir le dossier d’accusation hier vers 19h. En vain. Même les familles des accusés qui ont essayé d’entrer en contact avec les leurs n’y sont pas parvenues.

« Dieu n’oublie pas les innocents », lance une femme, visiblement perturbée par cette situation. C’est la soeur aînée d’une des employées de la Sgbc impliquée dans cette affaire de détournement de deniers publics. Au bout du fil, des proches veulent avoir l’évolution du dossier. « On attend », se contente-t-elle de dire. Le Jour a tout de même appris que la Sgbc entreprend de rembourser le corps du délit afin que ses employés soient poursuivis libres.

© Le Jour : Eitel Elessa Mbassi

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