Transports: Le réseau ferroviaire paralysé à Yaoundé

«Nos femmes nous ont abandonnés», «les enfants ont été chassés de l'école», « nos bailleurs nous demandent de libérer la maison». Ces paroles sont des employés de la Société internationale des travaux ferroviaires (Sitrafer) qui ont investi la voie ferrée au niveau d'Elig-Edzoa, à Yaoundé. Avec des cartons sur lesquels sont inscrits «non à la maltraitance et à l'esclavage des Camerounais 7 mois d'arriérés de salaire!!!», «Sos papa Paul Biya Volez à notre secours.

Nous voulons le départ de notre gourou Jacques Bimaï; membre titulaire du Comité central du Rdpc». D'aucuns sont assis à même le sol, tandis que d'autres, debout, forment des petits groupes. Les uns et les autres racontent leurs misères et les conséquences qui en découlent. C'est cette étincelle qui a mis le feu aux poudres «cette grève arrive après plusieurs tentatives de négociations soldées par des solutions sur le plan des écrits et rien de concret.

Des hommes sont éparpillés sur les rails jusqu'à Ngaoundéré», révèle Willy Ekibi, délégué du personnel Sitrafer. Et les revendications sont légions: le paiement inconditionnel de 7 mois d'arriérés, le reversement des retenues à la CNPS (10 ans), le paiement des cotisations syndicales, la prise en charge sanitaire, l'application de la convention collective et la souscription d'une police d'assurance. Confédération syndicale Les agents de la police ont été déployés en grand nombre sur le terrain afin d'encadrer la manifestation.

En attendant, les employés sont fermes, aucun wagon ne passe sur les rails «la couchette en provenance, de Ngaoundéré hier est passée parce quelle transportait des malades et des personnes âgées. Aucun autre wagon ne peut passer.

La voie ferrée est désormais notre maison jusqu’à ce que la situation s'arrange», précise M Guiama, un employé de Sitrafer. «Nous voulons que les documents soient mis en application et nous avons déjà réussi à attirer l'attention du gouvernement. Si nous n'avons pas nos salaires au moins, nous ne quitterons pas la voie ferrée», affirme le président du syndicat national des travailleurs de la maintenance ferroviaire (Synatramfer). La Camrail, dans un communiqué lu sur le poste national, a d'ailleurs reconnu les perturbations sur le réseau du fait de cette grève. «Le ministre du Travail et de la Sécurité sociale a donné un délai de 45 jours au Conseil d'administration pour régler tous les arriérés de salaire», ce sont des décisions prises lors des pourparlers entre les représentants des syndicats et les membres du gouvernement, le 26 septembre 2012, Bien avant et après cette énième réunion, des paroles fortes ont été prononcées, toujours sans suite «il y a eu trop de réunion et pas d'application.

Maintenant nous sommes près à pousser le bouchon aussi loin que possible», prévient Célestin Bama, secrétaire de la Confédération syndicale des travailleurs du Cameroun (Cstc). Lorsque nous mettions sous presse, une réunion était toujours attendue.

source: mutations

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