Thierry Ngogang de STV se prononce sur la présence de son nom sur la liste de Charles Ateba Eyene

Surpris et à la fois choqué de constater que son nom figurait sur la liste de Charles Ateba Eyene (révélée par Messanga Nyamding) avant son décès, sur les prétendues personnes qui seraient interdites d’accès aux obsèques de ce dernier, Thierry Ngogang rompt le silence.

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Thierry Ngogang (STV) Photo: © CIN Screen Capture

"J’ai été étonné, puis amusé de constater comme certains d’entre vous que je ferais partie d’une supposée liste de personnalités que monsieur Charles ATEBA EYENE n’aurait pas souhaité voir assister à son deuil.

Ne comprenant pas les raisons de la présence de mon nom dans cette liste, certains citoyens m’ont pressé d’y apporter quelques éclaircissements.

Cela m'a donc amené à me poser les questions suivantes:

• Le défunt savait-il donc qu’il allait mourir pour établir cette supposée liste?

• Où se trouve donc cette fameuse liste et a-t-elle était signée par le défunt?

• En quoi participer aux obsèques d’une personnalité, fut-elle célèbre, confère-t-il une onction particulière?

• A qui profite la diffusion de cette supposée liste?

• Est-ce à moi, «l’accusé» d’apporter les éléments de preuves de mon accusation?

Cette information a été diffusée par un journal qui disait tenir sa source de l’un des camarades de parti du défunt. Ledit camarade ayant catégoriquement rejeté être l’instigateur de cette information, je considère donc, jusqu’à preuve du contraire, qu’elle est à classer dans l’ordre des rumeurs et du «terrorisme par les listes» qui fleurissent à intervalles irréguliers dans notre pays.

Cependant, je tiens à rappeler que monsieur Charles Ateba Eyene a bénéficié tout au long des 10 ans d’existence de la chaîne STV, de toutes les facilités qu’il aurait pu avoir en tant que leader d’opinion. Avec six passages de deux heures chacun (soit 12 heures d’interviews), il est sans nul doute l’invité ayant été le plus reçu de l’émission "Entretien" que je présente tous les jeudis à 22 heures depuis 9 ans.

La dernière émission remontant au mois d’août dernier à la faveur de la sortie de son dernier ouvrage sur les sectes et le magico-anal s'était déroulée dans un contexte particulier. Bloqué à Yaoundé par une convocation de la Police, le début avait du être décalé de 22h à 23h30, pour lui permettre de rallier Douala. Ces émissions, comme tant d’autres auxquelles il a participé dans le pays, ont sans nul doute contribué à bâtir sa réputation de voix des sans voix au Cameroun.

L’ayant eu encore au téléphone une semaine jour pour jour avant sa mort, alors que je m’enquérais de son état de santé qu’une source familiale m’avait affirmé être préoccupant, il m’a rassuré en me faisant comprendre qu’il n’en n’était rien et qu’il préparait chez lui à Mfou, son dernier ouvrage consacré au Professeur OBAMA.

Il a terminé en me disant: «Lorsque j’aurais achevé cet ouvrage le mois prochain, on fera comme d’habitude». Ce qui voulait dire dans notre jargon habituel: je viendrais le présenter comme je le fais toujours en exclusivité sur ton plateau. J'ai donc été surpris d'apprendre, par le biais d'un ami résidant à Bruxelles la veille de sa mort, qu'il était dans un état comateux au CHU de Yaoundé.

Sans être particulièrement amicaux, je tiens donc à rappeler que les rapports que j’entretenais avec ce monsieur étaient cordiaux. Charles ATEBA EYENE était pour le journaliste de télévision que je suis, ce que l'on appelle un «bon client». Et lui profitait de ces passages télévisuels pour faire la promotion de ses idées et de ses ouvrages.

Je tiens à rappeler à ceux qui ont tendance à l'oublier que ne suis qu’un journaliste et non un acteur politique. Je n’appartiens à aucune chapelle. Et je trouve inadmissible que certains esprits enfantins et mal intentionnés se servent de la mémoire d’une personne défunte pour se mettre en scène.

N’ayant pas vocation à me lancer dans un concours de pleurs sur les plateaux, j’invite les uns et les autres à ne pas s’arroger le monopole du cœur et de la fraternité.

Ce monsieur était membre d’une grande famille et il revient de la laisser surmonter sereinement la perte de son fils".

© Daniel Ngoh | Cameroon-Info.Net

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