SOCAEPE: Le personnel sans salaire depuis 2 mois

En regardant de l’extension que connaît la Société Camerounaise d’Exploitation et de Distribution de l’Ensemble des Produits (SOCAEPE), on est loin d’imaginer que la société pétrolière est un géant aux pieds d’argile. Le 11 Janvier de l’année en cours, l’entreprise de Bekolo Mbang pour les besoins d’extension avait publié des offres d’emplois sur le site paleba.org. Il fallait recruter 55 agents dont 33 pompistes, 6 chefs de stations, 4 adjoints de chefs de stations, 3 responsables du dispatching, 2 assistantes de direction, 2 informaticiennes, 1 responsable des ressources humaines, 1 responsable de la maintenance des équipements, 1 comptable/contrôleur de gestion, 1 responsable commercial et 1 chargé de la communication.

Des milliers de dossiers avaient été déposés par les chercheurs d’emplois. Bien avant la publication de l’annonce, le président directeur général Jean Claude Bekolo Mbang était sous le feu des critiques. Des informations faisaient état de ce que les employés de la SOCAEPE non seulement étaient sous-payés, mais ne bénéficiaient pas de couverture sociale adéquate.

Des sources disaient que les recrutements au sein de l’entreprise obéissaient à une logique tribale. C’est-à-dire que les postes de responsabilités étaient attribués aux ressortissants d’un certain département (le Nyong et Mfoumou) au mépris de la compétence des uns et des autres. Pire encore, des gens ont déclaré que les produits distribués dans les stations étaient d’origine frauduleuse. Toutes ces allégations ont été balayées du revers de la main par le promoteur de la SOCAEPE. Actuellement les faits donnent raison à ceux qui ont tiré la sonnette d’alarme. Les employés de la SOCAEPE totalisent 2 mois d’arriérés de salaire à la date du Lundi 17 Décembre 2012.

Dans certaines stations, les activités tournent au ralenti en raison des absences prolongées des travailleurs. Ces derniers ne parviennent plus à subvenir à leurs besoins vitaux. A cause des difficultés financières, bon nombre de salariés n’ont pas pu assurer la pension de leurs enfants ne serait-ce que la première tranche. Les bailleurs sont aux abois parce que les loyers et les factures (eau-électricité-téléphone) ne sont pas réglés.

Des employés approchés disent que si la situation ne revient pas à la normale, des actions collectives seront menées pour mettre la direction générale en difficulté. Affaire à suivre.

© Lucien EMBOM | Cameroon-Info.Net

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