Sénatoriales - SDF: Un vote sanction est-il possible contre le chairman ?

Il n’y a pas qu’au Rdpc qu’il faut craindre des défections au niveau des urnes. Le Sdf est concerné au premier chef et part perdant dans une grande majorité. Entre la loi du nombre favorable au Rdpc et la danse Bafia du principal leader, le Sdf est véritablement au casse-pipe.

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Il n’y a pas qu’au Rdpc qu’il faut craindre des défections au niveau des urnes. Le Sdf est concerné au premier chef et part perdant dans une grande majorité. Entre la loi du nombre favorable au Rdpc et la danse Bafia du principal leader, le Sdf est véritablement au casse-pipe. L’élection présidentielle de 2011 est une parfaite illustration. Le Sdf par la voix de son président, qui en apparence est la seule voix audible de ce parti, jurait à qui voulait l’entendre que le Social democratic front (Sdf) n’ira pas aux élections.

Durant de longs mois, le chairman a démobilisé l’électorat composé de militants et de nombreux sympathisants. Il aura fallu attendre quelques semaines avant le vote pour que Fru Ndi fasse une de ces volte-faces dont il a le secret, avec le résultat catastrophique que l’on sait… Il faut dire que la communication du chairman est des plus désastreuses. Elle laisse transparaître souvent une cacophonie dont Fru Ndi est l’exemple le plus illustratif en matière de prise de parole publique. Après la convocation du collège électoral au lendemain de la prorogation des inscriptions sur les fiches biométriques d’Elecam, face à la presse, le chairman dégaina comme d’habitude, disant que les «machettes» vont sortir pour barrer la voie à cette forfaiture sénatoriale.

Quelques jours plus tard, «marche-arrière » de la part du leader du Sdf…candidat aux élections sénatoriales. Des réactions qui donnent le tournis aux militants et sympathisants disséminés aux quatre coins du Cameroun, qui ne savent plus si Fru Ndi danse le «merengue» ou le «cha-cha-cha». Plus grave, le rapprochement Rdpc-Sdf et les rencontres Biya-Fru Ndi n’ont jamais donné lieu à un communiqué de la part de la hiérarchie du Sdf, qui donne l’impression de n’avoir de compte à rendre à personne, même pas à ce peuple mutilé qui lui a fait confiance au prix du sang depuis…23 ans.

Mais aujourd’hui, les moutons de 90 ont pris du…poils de la bête et, au fils des consultations, l’audience du Sdf se réduit comme peau de chagrin. Qu’en sera-t-il des sénatoriales ? Pour cette élection à caractère spécial, le nombre de votants est connu avec précision. Une lecture attentive pourra donc indiquer si le Sdf a fait le plein de ses voix grâce à la discipline du parti, ou si les conseillers municipaux ont passé un message de la plus haute importance à la hiérarchie, par des défections, des bulletins nuls ou des abstentions…

© Edouard Kingue | Le Messager

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