SÉJOUR EUROPÉEN DE PAUL BIYA : LES RAISONS D’UNE PROLONGATION MAL PERÇUE

Paul biya retour 02 09 2013 1 ns 601Loin de s’être octroyé des vacances prolongées, Paul Biya semble plutôt mettre à profit son séjour européen au sortir de sa participation au dernier sommet Union Européenne/Union Africaine pour peaufiner bien de sujets et se positionner résolument dans la dynamique de l’émergence dont l’avènement est attendu en 2035.

Le séjour européen du Chef de l’Etat est loin d’être le plus long,. Mais seulement, ledit séjour commence à faire jaser notamment pour sa durée prétendument exagérée, mais aussi et surtout pour son coût induit. Suffisant pour alimenter les pires supputations afin de vouer littéralement aux gémonies le chef de l’Etat. Or, des indiscrétions plutôt recueillies à bonne source font état de ce que ladite prolongation se justifie amplement et ne saurait conséquemment être assimilée à quelque villégiature pour Paul Biya qui s’en donnerait ainsi à coeur joie, au détriment du budget de l’Etat.

En fait, depuis le dernier sommet Union Européenne/Union Africaine, il mène plutôt une intense activité diplomatique et de marketing, sans laquelle notre pays pourrait subir une érosion de sa notoriété induite et, partant, les contrecoups d’une dégradation préjudiciable de son attractivitattractivité. Mieux, notre posture de porte-étendard de la sous-région Afrique Centrale lui impose par la force des choses, un positionnement de consultant tant ses avis plutôt pertinents et circonspects rallient aisément à sa vision, bon nombre de ses pairs de notre sphère géostratégique. A titre d’illustration, ses deux interventions lors du mini sommet consacré à la crise centrafricaine auront été hautement décisives pour l'avenir de la sous région Afrique centrale.

Baliser les chemins de l’émergence

Mais ignorant une telle prouesse, ses détracteurs ou ceux qui en tiennent lieu ont tôt fait de se répandre dans l’opinion par presse interposée, pour délivrer des insanités dans le genre de ce que Paul Biya se tournerait plutôt les pouces dans sa «Suisse natale»n dépensant à tour de bras l’argent du contribuable camerounais pour assouvir sa propension à la luxure. Ce qui est malheureusement loin de la réalité car, même si sa santé devenue chancelante du fait de son âge peut justifier de fréquentes consultations de spécialistes de santé de tous bords, cela ne saurait précéder l’impératif de baliser les chemins de l’émergence du Cameroun désormais la préoccupation la mieux à même de restaurer cet espoir sabordé par de multiples promesses non tenues. Bien évidemment, quittant le stress dans lequel le plonge le pays, il met également à profit son séjour européen pour se donner davantage d’air afin de retrouver la nécessaire clairvoyance devant guider chacune de ses décisions et actions.

Du coup, on comprend aisément qu’il soit impensable de vouloir établir quelque parallèle entre certains de ses pairs ayant également participé au sommet évoqué supra et lui. Car, au-delà de la similitude de certaines de nos préoccupations, nos spécificités nous imposent malheureusement de nuancer aussi bien nos approches stratégiques qu’opérationnelles. Toutes choses du reste corroborées par la multiplicité des contacts d'affaires pour le Cameroun, qu’il n’a de cesse de développer durant ladite prolongation plutôt mal perçue jusqu’ici.

Répondre à une invitation du Saint Siège

Au demeurant, l’imminence de la cérémonie de canonisation des Papes Jean Paul II et Jean XXIII à la fin du mois courant, lui impose de prolonger jusqu’à ladite date son séjour en terre européenne, même si d’aucuns aimeraient plutôt le voir revenir pour gérer d’autres urgences nationales. Mais ignorant par ailleurs son calendrier qu’il ne saurait rendre public pour des raisons évidentes, ces derniers ne peuvent y fonder les allégations insidieuses de ces derniers jours. On pourrait même pousser le bouchon en essayant de les assimiler à celles qui, en 2004 le donnaient pour mort et qui lui imposèrent en son temps de clamer haut et fort qu’il donnait rendez-vous à ses détracteurs dans une vingtaine d’années. En somme, si son état de santé et encore moins leur malveillante volonté de le voir quitter le pouvoir avant épuisement de son mandat, tout au moins celui en cours.

A preuve, en prélude à ladite cérémonie, le directeur du cabinet civil Martin Belinga Eboutou en est à préparer son arrivée au Vatican aux côtés de ses pairs du monde entier devant nécessairement l’honorer de leur présence. Mises côte à côte, toutes ces raisons donnent davantage de lumière sur la prolongation de son séjour. Car, à aucun moment Paul Biya ne saurait être traité pour ce faire comme un fieffé Wanted, si ce n’est pire un porté disparu. Car, le républicain qu’il est inéluctablement dans l’âme eu les agissements ne l’y autorise guère mais lui impose au contraire, le respect strict des dispositions constitutionnelles notamment en le volet des obligations qui sont les siennes.

Taire les récriminations de gabegie

Fort de ce qui précède, il y a plutôt lieu de se porter en faux contre les accusations de gabegie sous jacentes au prolongement de son séjour européen. Car, s’il y a effectivement un coût attaché audit séjour, les retombées qu’on en attende sont largement plus importantes. Dès lors, le problème si problème il y a, tiendrait davantage du déficit de communication autour de cette prolongation, quand bien même rien n’y oblige le chef de l’Etat.

Et ce ne sont certainement pas les dossiers brûlants qu’on dit l’attendre sur sa table à Etoudi qui pourraient dans un tel contexte précipiter son retour. N’empêche cependant que, comme en 2004 les supputations de mauvais aloi entourant ladite prolongation doivent être arrêtées, à défaut pour elles d’alimenter des rumeurs les plus folles. Un rôle dévolu au cabinet civil et dans une moindre mesure au porte-parole du gouvernement même si jusqu’à l’heure il n’y a pas véritablement de feu dans la maison pour quelque sortie médiatique allant dans ce sens. Cette mise au point faite, nul doute que les uns et les autres se recrutant dans le camp des détracteurs reverront très certainement leurs insinuations .

Toutes choses qui , à brève échéance permettront de taire définitivement les récriminations de gabegie autour de la prolongation désormais justifiée de son séjour en terre européenne. Surtout que quelques jours supplémentaires d’attente ne sont pas perçus de la même façon selon qu’on est proche collaborateur sous la hantise d’un imminent remaniement ou simple citoyen en quête de davantage de lisibilité dans en mise en oeuvre des chantiers de l’émergence.

© Source : Le Détective

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