Sanctions : Six mois de prison pour un faux cadre du Haut-Commissariat des Refugiés (HCR)

La jeune dame était accusée de faux et usage de faux en écriture publique et authentique.

Ambassade de France a Yaounde Archives

Titulaire d’un Certificat d’Etudes Primaire (CEP), Florence Guilimbang à Mougan, la trentaine entamée, a écopé de six mois d’emprisonnement ferme avec un sursis de trois ans devant le Tribunal de Grande Instance (TGI) du Mfoundi. La jeune dame est accusée par le ministère public de faux et usage de faux en écriture publique et authentique, peut-on lire dans l’édition du 10 avril 2017 de l’hebdomadaire Kalara.

A en croire le journal, il lui est reproché d’avoir utilisé le statut d’assistance sociale du HCR dans la conception de son dossier, qu’elle a déposé à l’ambassade de France pour l’obtention d’un visa, alors qu’elle exerce le métier de coiffeuse. En effet elle aurait indiqué dans une requête vouloir se rendre en France pour y effectuer un stage. C’est suite à une enquête menée par ladite ambassade que l’irrégularité a pu être constatée. Ayant donc découvert la supercherie, l’ambassade lui a remis son passeport et n’a engagée aucune poursuite contre elle.

Mais c’est sans compter sur la détermination à s’expatrier de Florence Guilimbang à Mougan, qui a par la suite introduit une fois de plus le même dossier par courriel. Une semaine après, elle a été dénoncée aux autorités qui l’ont aussitôt interpelée et gardée à vue à la prison centrale de Kondengui à Yaoundé.

Pour sa défense, l’accusée rejete la faute sur son facilitateur. « Je reconnais avoir déposé le dossier à l’ambassade mais je ne l’ai pas fabriqué. C’est M. Joseph, mon facilitateur qui a remis une enveloppe scellée avec pour ordre de na pas l’ouvrir, que j’ai déposé à l’ambassade. Je ne connaissais pas le contenu du dossier, puisque je n’ai pas eu le temps de le lire ». Et de poursuivre : « Quand on a rejeté mon dossier pour la première fois, je me suis résignée à ce que je ne pourrais plus voyager. Mais à ma grande surprise, mon facilitateur m’a appelé pour m’informer qu’il a une fois de plus déposé mon courrier mais cette fois ci par fois électronique ».

En guise de frais de commission, ce sont près de 800 000 FCFA que l’accusée aurait déboursé au total à son démarcheur qui pour sa part, aurait tout bonnement disparu de la circulation

Par Lore E. SOUHE | Cameroon-Info.Net

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