Remaniement ministériel: Le moment approche Correspondance

Les évaluations faites dans les ministères prouvent à l'envi que le premier gouvernement des grandes réalisations a fait choux blanc. D'où la nécessité de mettre en place un 2ème. De faits les envieux d'un maroquin ministériel sont nombreux. Ce sont: certains mandarins fats, des hommes d'affaires corrupteurs, des Camerounais insatisfaits bien qu'assis sur des strapontins ministériels, des directeurs généraux qui veulent river le clou à leurs frères ministres pour une question de préséance.

A cette liste on ne peut omettre de citer; certains schizophrènes, larbins de quelque apparatchiks du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) comptant sur l'homonymie ou sur certaines connivences tribales ou suspectes, pour rêver faire une entrée dans le prochain gouvernement. C'est donc des centaines de personnes qui languissent d'impatience avec espoir le nouveau gouvernement. Chez certains, cette impression de faire partie de l'équipe gouvernementale a créé en leur for intérieur une sorte d'hystérie maladive.

Du coup, ils sont devenus les amis de quelques journalistes qui se prévalent être dans les secrets d'alcôve d'Etoudi, ou de toute autre personne capable de leur raconter une histoire qui satisfait leurs sens «Ce monsieur commence à m'importuner. Il ne manque pas uns seul jour où il ne m'invite pas dans son bureau parler du prochain gouvernemental. Il est certain d'en faire partie et d'occuper le poste ministériel de Michel Zoah qu'il taxe d'incapacité» déclarait à la cantonade un confrère.

En fait, il parlait d'un élu du peuple ayant pignon sur rue dont le vœu le plus cher est celui de devenir ministre. D'autres, autoproclamés prétendants un poste ministériel, font recours à des moyens peu orthodoxes par lesquels: la consultation des marabouts et tout autre faiseur de miracles. Aussi, ceux qui ont une escarcelle bien fournie se fient à certaines personnes qu'ils trouvent comme tout prêts de preneurs de décisions ou comme mentors du président de la République, Paul BIYA, lesquels peuvent influencer sa décision. C'est le cas du directeur du Piassi, Melone Loé qui aurait été selon certains médias, victime d'une escroquerie de 2 millions de francs CFA.

Il faut dire que généralement ceux qui choisissent cette voie sont simplement des pâtures de quelques grands bandits, rompus à l'escroquerie, et qui ne manque pas de s'affubler des titres fallacieux pour parvenir à leurs fins, «connaissant la psychologie de chercheurs de post ministériels, les pseudo-commissaires, les faux amis du président de la République ou du tout-puissant chef du Cabinet civil, sortent du bois et tirent parti de leur bagou pour se faire des poches» déclarait un officier principal de la police retraité. Ce sont les marabouts qui sont en ce moment les hommes les plus heureux, pour peu que l'on avait prédit un poste de responsabilité à un individu, il devient la coqueluche dans certains milieux de pourvoir.

Du coup, son domicile devient le réceptacle des ministrables qui y affluent des journées comme des nuits. Un voisin, d'un marabout de Philippe Menye Mevé’e du moment où il était ministre de la Défense, à raconté à un de nos reporters la mésaventure de ce dernier. «Lorsque ce ministre est encore gouverneur tout puissant, de ce qu'on appelait alors la province de l'Ouest, il est approché via un membre de sa famille par un marabout qui était mon voisin, qui lui prédit son avènement un poste ministériel, ce qui fut, raconte ce septuagénaire.

Cet homme deviendra de ce fait le mentor du membre du gouvernement. Malheureusement, ce dernier sera désillusionné lors du remaniement ministériel suivant où il sera simplement éconduit après d'énormes sacrifices consentis. Le marabout étant informé, s'évanouit dans la nature pour éviter les représailles en laissant dans sa résidence des voitures de l'armée qui l'aidaient pour ses coures».

Source: L'Eveil Républicain

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