Prison: Les premiers jours d'Iya Mohammed à Kondengui

Depuis qu'il est écroué dans ce pénitencier, le président de la Fécafoot est très discret.

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Son arrivée à la prison centrale de Kondengui à Yaoundé le 19 juin 2013 n'a pas été spectaculaire. «Il est arrivé lorsqu'il faisait déjà nuit.» témoigne une source bien introduite à ladite prison. Selon notre informateur, Iya Mohammed arrive à Kondengui aux environs de 21h30. Sa venue dans son nouveau lieu de détention passe alors inaperçue parce que apprend-on «tous les détenus avaient déjà rejoint leurs cellules respectives».

Notre source poursuit d'ailleurs en affirmant que lorsque l'ancien président de la Société de développement du coton (Sodecoton) a franchi la cour du pénitencier, «il ne parlait pas. Il exécutait tout ce qu'on lui demandait de faire sans rechigner comme certains détenus Vip.» Elle précise que l'actuel président de la Fécafoot se comporte ainsi jusqu'à ce jour. Six jours exactement. C'est le temps qu'a déjà mis Iya Mohammed à Kondengui. Sauf qu'ici, un gardien de prison interrogé informe que cette nouvelle victime de l'Opération épervier ne sort presque pas de sa cellule depuis son arrivée. «Il n'a pas encore rejoint la prison Vip.

Il est toujours gardé à la grande prison parce qu'il n'a pas encore été inculpé.» renseigne notre source. «Le lendemain de son arrivée, il a reçu la visite d'un de ses fils et puis celle de deux autres personnes vêtues de gandouras. Probablement, c'était des proches qui venaient lui annoncer qu'il a été réélu à la présidence de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot)» suppose le gardien de prison. De sa cellule où il est gardé à Kondengui, Iya Mohammed ne sort presque pas.

«A un moment, certains d'entre nous avions cru que la presse s'amusait en annonçant son arrestation étant donné qu'on ne le voit pas à l'extérieur comme les autres», confie un autre gardien de prison s'exprimant toujours sous anonymat. Plusieurs fois interpellé à la Police judicaire (Pj) et relaxé par la suite, Iya Mohamed a connu le début de sa descente aux enfers le 10 juin 2013. Interpellé et gardé à vue au Secrétariat d'Etat à la Défense (Sed) au lendemain de la défaite des Lions indomptables du Cameroun face aux Eperviers du Togo, six chefs d'inculpation auraient été retenus contre lui selon nos confrères de l'œil du Sahel. Candidat à la présidence de la Fécafoot qu'il dirige depuis 15 ans, ce fils de la Bénoué a été réélu à la tête de cette instance faitière de football dans la même nuit de son déferrement à Kondengui avec 97 voix sur 98 votants.

© MÉLANIE AMBOMBO ET NADINE NDJOMO | source: mutations

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