Presidentielle 2018 - Appels à la candidature de Paul Biya: Entre enjeux et fourberie

Des hommes politiques, opérateurs économiques, acteurs de la société civile et autres, multiplient les appels à la candidature Président de la République Paul Biya pour les élections présidentielles 2018.           

Paul Biya P. R. C.

Pour le journal InfoMation du 10 avril 2017, les hommes politiques, opérateurs économiques, acteurs de la société civile, élite et militants du parti au pouvoir, Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC), lancent des appels à la candidature du Président de la République Paul Biya pour la présidentielle 2018 dans le but de se «positionner».

Leurs messages de soutien au président de la République évoquent le «soutien, la préservation de l’unité nationale et la paix sociale, le progrès économique du pays, l’instauration du multipartisme, et l’ouverture démocratique de décembre 1990». Certains observateurs de la scène politique camerounaise sont d’avis que «ces différents appels cachent la volonté de l’élite prédatrice du Cameroun de ne pas perdre les nombreux privilèges dont elle jouit sous le régime du renouveau».

De plus, selon les statuts du RDPC, le président national reste le candidat naturel du parti aux élections présidentielles. «Ce qui revient à dire que si Paul Biya est à la tête de son parti, il sera forcément candidat à la prochaine échéance électorale», note InfoMatin. Dans les différents appels à candidature, il lui a non seulement été demandé de renouveler sa candidature «une énième fois», mais aussi de modifier la Constitution, aux fins d’anticiper les élections présidentielles.

InfoMatin révèle alors que, cette pratique d’appels à candidature n’est pas une création du RDPC, mais un héritage de l’Union Camerounaise (UC). «Le parti du Président Ahidjo en son temps, pour se maintenir au pouvoir, utilisait comme prétexte l’appel du peuple qui le sollicitait, après avoir donné l’impression de vouloir quitter le fauteuil présidentiel».

En 1982, au sujet des groupes de soutien, Paul Biya disait: «On ne peut pas refuser des soutiens. Mais on ne peut pas non plus gouverner sous la pression de tel groupe ou catégorie de citoyen, sous prétexte qu’ils se sont constitués en groupe de soutien», peut-on lire dans un extrait de «La Flamme et la Fumée» de Feu Henri Bandolo.

Par Géraldine IVAHA | Cameroon-Info.Net

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