PRÈS DE 2000 SOLDATS DÉPLOYÉS À GBITI À L'EST DU CAMEROUN

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Ils sont allés en renfort pour stopper les velléités de la rébellion centrafricaine.

Depuis lundi dernier, 18 novembre, 2000 hommes en tenue (militaires, gendarmes, soldats du Bir) ont été envoyés dans la localité de Gbiti dans la région de l’Est. Ce déploiement fait suite à l’attaque des rebelles centrafricains dans ce village. On en sait un peu plus sur l’identité de certains Camerounais qui sont morts à la suite des affrontements pour repousser ces assaillants venus de la Rca. Il s’agit de Barrens Nkouo, un soldat du Bir du détachement de la base de Letta, d’un gérant de cabaret et d’un agent de renseignement, pour ne citer que ceux-ci.

Au moment où nous mettions sous presse hier soir, les populations n’avaient toujours pas retrouvé leurs occupations. La ville est restée déserte, les commerces sont fermés, idem pour les chantiers miniers (chantier d’or). Les éleveurs qui ont perdu plusieurs bêtes sont cloitrés dans les pâturages. L’armée patrouille de jour comme de nuit le long de la frontière entre le Cameroun et la République centrafricaine au niveau de Gbiti.

Le 16 novembre dernier, un samedi, jour de grand marché de bétail à Gbiti, les rebelles centrafricains en tenue civile ont envahi le marché et se sont dispersés dans les cabarets sous prétexte de vouloir consommer du « bili-bili » (boisson indigène très prisée par les Centrafricains). « Ils sont entrés en petits groupes, et se sont répartis en petits nombres dans les cabarets. C’est à partir de ces lieux que les assaillants ont montré leurs intentions. Ils ont tenté de prendre plusieurs personnes en otage et le contrôle de la localité », indique une source à la légion de gendarmerie de l’Est à Bertoua.

Notre interlocuteur précise qu’ « il y a eu une forte réaction de nos forces de défense, notamment les éléments du Bataillon d’intervention rapide (Bir), qui ont réagi en premier sur le terrain.

Aucun Camerounais n’a été pris en otage par les assaillants qui ont été repoussés hors de nos frontières », confirme notre source. Selon des témoignages concordants des riverains, les rebelles centrafricains étaient plus nombreux que les hommes de l’armée camerounaise, avant l’arrivée de renfort.

© Le Jour : Charles Mahop

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