POINT DE VUE: LE SYSTÈME SOCIAL EN PAYS BAMILÉKÉ : FONDEMENTS D’UNE DYNAMIQUE SOCIO ÉCONOMIQUE.

Pour ceux qui se sont de près ou de loin, interessé aux peuples des Grassfield, Peuple qui fascine autant qu’ il dérange, comprendrons qu’ une partie de leur force écnomomique provient de la mise en place depuis des siècles, d une forme de cotisation dénommée : Tontine.

C’est quoi une Tontine???

La Tontine est une organisation à but social ( resserer les liens entre les membres d une communauté, vivifier le liant culturel qui les uni) et financière ( cotisation des membres, spéculation financière, etc….).

Ce procédé , très ancien dans ce peuple a permis a bien de familles de palier à des situations sociales tragiques. Je m explique. Une tontine, ou réunion, se structure tjrs en fonction des affinités des membres qui y participent. Elle peut etre le regroupement des personnes issu d’un meme quartier d un village, et qui se retrouve dans une ville, par exemple: La Tontine des Femmes de Hiala ( Quartier de Bandjoun) à Douala, ou encore de façon plus élargie, le regroupement des personnes d un village vivant dans une ville, par exemple: La Réunion des Femmes Bandjoun de Douala.

Mais très souvent, quand on arrive à de tel ensembles, aussi grand, on parle maintenant de Comité. Et la, nos souvenirs d enfance rejaillissent, quand nous entendions et j entends encore ma mère, mes tantes ns dirent ceci :” Pwo dam Comité mercredi”, ca veut dire tout simplement, on ira au Comité mercredi. C’est souvent un évènement majeur qui se déroule une fois par mois, ou une fois tous les deux mois. La , les femmes, nos mamans, de quasiment tous les quartiers de Bandjoun se retrouvent, les femmes de Todjom, de Hiala, de Pète, de Mbouo, de Kamkop, d’Arrondissment, de Tsela, bref une véritable communion entre nos mamans, ou elles peuvent relacher la pression avec le stress de la gestion familiale, les soucis du kotidien. Maitenant , i y a d autres tontines qui ne sont plus et ne respectent plus ce schéma. Ceux ci se creent, non plus en fonction de la meme appartenance à un village, mais plutot aux activités économiques.

C est maintenant des affinités d’affaire, ou très souvent , les hommes d affaires d une ville, se reunissent entre eux, et tjrs dans le besoin de vivifier cette fibre Bamiléké en eux, décide de creer une réunion, et la les montants de cotisation sont assez elevé, du million à plusieurs dizaines de millions par mois. C est ainsi que dans les grandes villes de ce pays, on a des réunions assez célèbres coe la Réunion du 5, ou des hommes d’affaire ultra influents se retrouvent.

- L’Aspect Social dans ces réunions.

Dans toute réunion ou tontine Bamiléké, y a ce qu’ on appelle, hormis la cotisation normale et classique, le fonds de caisse, le jeton de presence, La caisse des imprévues.C est exactement ces trois caisses ki servent de levier d entraide aux membres de la réunion, en cas de coup dur.

- Comment ces caisses se constituent t elles?

Très simple. Avant d etre une activité social et culturelle, les tontines sont aussi une activité financière, et procède à des opérations et activités au meme titre que les banques, c est a dire :

- La vente d argent ou crédit

Après une séance, les cotisations rassemblées vont au bénéficaire du jour. Cet argent aussi, au cas ou le bénéficaire ne veut pas “bouffer” car ayant d autres projets et patientant d avoir une somme conséquente pour le faire, peut décider de mettre cette somme aux enchères. Un ou plusieurs se manifestent , et les enchères commencent. Dès que l acquéreur le plus enchérissant remporte la mise, la plus value degagée lors de cette vente, ira, en bonne partie dans ces caisses, et l autre partie bien sur à la bénéficaire du jour la. Voila dnc cmt se constitue ces caisses.

-Comment l’aide se manifeste t elle??

Prenons le cas d ‘un décès d un membre de la réuinion ou d un de ses proches ( conjoint, enfants). Dans toutes les reunions, y a une charte qui stipule toujours, que la réunion interviendra et aidera la famille du défunt, soit par l achat d un cercueil et des services y afferents ( frais de morgue, corbillad , gerbe de fleurs, etc…), soit pour la collation lors du deuil.

Voila pourkoi vous ne verrez jamis la dépouille d un Bamiléké trainé et malmené , déshonoré comme on le voit dans certains peuples du Cameroun. Et aussi, le bamiléké le plus demuni, est toujours au minimum, membre dde deux réunions ( celle de son quartier, et le Comité), c’est le minimum des minimas.

-Prenons le cas d une maladie. La reunion decide de payer ou avancer une partie des frais médicaux du membre malade. ( Système de santé de l occident ou communement caisse de maladie).

-Prenons la cas de la rentrée scolaire. En fonction des excedents degagées par la caisse des imprevues, la tontine décide d octroyer une aide subtantielle ou encore subside, pour aider les parents à payer les frais d eolage et les fournitures scolaires des enfants.

Le montant est octroyé en fonction du nombre d enfants dans le ménage. On voit bien que cette pratique ressemble étrangement aux allocations de rentrée scolaire en Occident.

Je vous ferai remarquer que l occident a mis sur pied , tous ces systemes d’ aides qu’ à la fin de la 2e guerre mondiale, alors que les Bamilékés le pratike depuis très très longtemps, d abord dans les villages, ensuite , dans les villes, avec le phénomène de l’ exode rural. Au vu d’une telle organisation, une question lancinante se fait pressante. Et si les Bamilékés étaient un peuple d’essence divine?

© Correspondance de : Wambo Luxo Africa presse

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