PLUS DE 30 MILICIENS CENTRAFRICAINS ANTI-BALAKAS ARRÊTÉS LORS DES COMBATS

SelekaPlus de 30 miliciens centrafricains anti-Balakas opposés aux ex-rebelles de la Séléka, au pouvoir à Bangui de mars 2013 à janvier 2014, ont été arrêtés et d'importantes quantités d'armes saisies après des affrontements avec l'armée camerounaise dimanche et lundi dans l'Est, où plusieurs d'entre eux ont été tués, annoncent mercredi matin des sources sécuritaires.

 "Il y a une accalmie depuis hier (mardi). Nous avons lancé uneopération de ratissage dans la zone tampon qui sépare le Cameroun de la République centrafricaine. Environ 31 anti-Balakas ont été arrêtés. Nous avons mis la main sur d'importantes quantités d'armes abandonnées par certaines de ces jeunes lors de leur fuite vers leur pays", a rapporté cette source jointe par Xinhua.

L'armement saisi, a-t-elle précisé, varie entre des armes de fabrication artisanale, des pistolets automatiques et des fusils d' assaut comprenant des Kalachnikov et des AUG, des armes de fabrication française.

"Ces jeunes sont d'une audace incroyable. Ils lancent des grenades contre nos positions", a en outre indiqué le responsable sécuritaire.

Principaux adversaires des ex-rebelles de la Séléka ayant porté au pouvoir leur leader Michel Djotodia le 24 mars 2013 à Bangui en dépit d'un accord politique conclu plus de deux mois auparavant à Libreville(Gabon) avec le régime de François Bozizé, les miliciens anti-Balakas sont éparpillés comme ceux-ci sur le territoire centrafricain.

Depuis Cantonnier, quartier de la localité de Beloko à la frontière camerounaise, ils sèment la terreur sur l'axe menant à la capitale centrafricaine, un tronçon du corridor Douala-Bangui par lequel les marchandises de ce pays enclavé transitent pour le marché international et où des convois sécurisés sont organisés avec l'appui des forces internationales en mission de paix.

Une provocation d'un combattant de ces miliciens présentés comme des jeunes désoeuvrés formés au maniement des armes à l' égard d'un soldat camerounais à Garoua-Boulaï, ville frontalière camerounaise, a dégénéré en affrontements avec l'armée camerounaise qui n'a réussi à repousser les assaillants qu'après deux jours de combats intenses.

Un bilan provisoire communiqué à Xinhua par une source sécuritaire faisant lundi de plus de cinq morts et de nombreux blessés dans le camp adverse, contre aucune victime dans les rangs des soldats camerounais présents dans la région des unités spéciales de l'armée, à l'instar du Bataillon d'intervention rapide (BIR) réputé aguerri dans la lutte contre le grand banditisme. 8888888888888 Ce n'est pas le premier événement du genre auquel sont confrontées ces forces dans cette région.

Le Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC), groupe rebelle d'Abdoulaye Miskine, en détention depuis un an à Yaoundé, y mène aussi des incursions marquées par des enlèvements de personnes, comme c'est le cas d'une dizaine de villageois en captivité depuis le 22 septembre.

© Source : Xinhua

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