Pluie de faux titres fonciers à Monatélé: Des preuves qui accablent des responsables

Après la parution de votre dernier numéro de journal qui parlait entre autres des tripatouillages fonciers dans la Lekié, les auteurs, à l'image d'une niche d'abeilles ne cessent d'invectiver votre journal, proférant des menaces aux reporters tout en leur disant qui allait bourrer d'argent, certains magistrats dans les tribunaux de Monatélé qui voleront à leur secours. Sieur Bindzi Charles, après son acolyte Omgba Guy Roger et bien d'autres, est monté au créneau, étalant toutes ses insuffisances intellectuelles, non sans couvrir ses frasques. En fin de compte, il a abondamment vociférer des insanités à l'égard du directeur de publication. En tout cas, face à l'ampleur des dégâts causés par ces rodéos aux nombreuses familles sans soutien cette situation amène le journal à donner d'autres preuves de la matrice du faux orchestrée dans le département de la Lekié par des individus sans foi ni loi. Voie la chronologie des fans déniches dans la conservation foncière de la Lekié sur les parcelles de terrain du village Mintotomo.

Au-delà des élucubrations du sieur Bindzi Charles, il reste et demeure le cerveau du groupe détenteur d'environ une cinquantaine de titres fonciers sur des parcelles de terrain arrachées aux habitants du virage Mintotomo (Okole-Lekié) situé à coté du quartier Messassi (Yaoundé 1er). Tous ces faux titres fonciers ont pour identité remarquable le nom de Bindzi Charles et ses compères, en indivisaires. On peul en avant goût donner quelques numéros de faux titres: 2882; 1874 ; 2324; 1576 etc.

A partir de ces faux titres, l'on peut immédiatement comprendre que la localité de Mintotomo comme à Leboudi est une jungle où la loi du plus fort est toujours la meilleure. Cette situation d'après des informations glanées sur le terrain, existe depuis 2006.

Comme déjà évoqué dans notre dernière édition, l'obtention du titre foncier 2882 de la Lekié établi en 2012 avait connu avant une main levée d'opposition par un certain Ebanga Zacharie Casimir habitant l'espace illégalement immatriculé. Une situation bien connue du sous préfet d'Okola Abomo Joseph en son temps, qui avait relevé des irrégularités avec imitation de sa signature, fabrique de faux cachets nominatifs. Même l'écriture du secrétaire, du sous-préfet Omballa Lazare a été imitée.

La curiosité s'il en est encore, est qu'aucune inscription ne figure dans les archives de la sous préfecture. De mérite, au niveau du service départemental des affaires foncières, aucun paiement de taxes et quittances foncières n'existe dans le dossier. Dans cette mafia, le conservateur foncier de la Lekié a subi un dribble déroutant avec une fausse mainlevée qui a travesti la procédure administrative par Charles Bindzi. Et d'ailleurs à la délégation régionale de Yaoundé, le fond du dossier a été rejeté pour vice de forme du fait que la signature du délégué départemental des domaines, du cadastre et des affaires fonciers de la Lekié n'est pas conforme.

Les mauvaises langues laissent entendre que sieur Bindzi Charles coincé, aurait promis 2 millions de FCFA et un hectare de terrain à un agent qui a failli perdre son poste de travail, n'eût été sa force dans son relationnel. Bref pour tout dire, le titre foncier n°2882 est bel et bien établi, mais n'existe pas au journal officiel. La deuxième vague de faux titres fonciers comme le n° 2376 établi en 2009, est la propriété d'agents des domaines, à l'instar de M. Bitang A Goufan Victor bénéficiant de la parcelle de terrain appartenant à M. Ndongo Lucien qui en vain, ses oppositions régulièrement transmises à la conservation foncière, restent lettres modes curieusement.

Le titre foncier n° 1578/Lekié établi en 2009 appartenant à deux cousins Toua Mballa Simon et Ngoa Joseph a été frauduleusement revu cette fois-ci avec la disparition du nom de M. Toua Mballa Simon et introduit, le nom de Bindzi Charles. Malgré l'annulation de ce titre foncier par la cour suprême, sieur Bindzi Charles aurait entrepris trois tierces oppositions sans succès, cherchant à tromper la vigilance des magistrats et des greffiers de la cour suprême (annexe D1, D2, D3, D4, D5). Il faut relever que ce tare foncier faisait déjà objet des braderies à 500 FCFA le mètre carré et aussi une pré-notation en annulation.

Dans ces tripatouillages, il est vu les nombreuses signatures du conservateur foncier M. Onana André au profit du groupe Bindzi Charles. Ceci peut s'expliquer, le conservateur serait propriétaire d'un lot dont le mètre carré lui aurait été vendu à 250 FCFA et son ivre foncier porte le numéro 23031/Lekié. Ce titre foncier l'appartenant est signé de lui-même le 23/02/2010 à partir du titre foncier n° 1576/Lekié qui fait objet d'une pré-notation judiciaire et finalement obtenu le 30/10/2009. Ce qui faut relever comme plus haut ici est que tous ces faux titres fonciers font objet de pré-notations judiciaires, car les bornages ont été faits sans la présence des riverains dans certains cas, et avec l'inscription des indivisaires fictifs dans d'autres.

Il est important de relever dans cette jungle, que sieur Bindzi Charles jouirait d'une liberté provisoire parce que toujours dans les bagarres de raps de terrains, s'en est suivi un assassinat d'un couple à Ebang (Soa), dans lequel il est fortement indexé. D'autres plaintes sont en gestation, Cette fois, le couple Ebanga vit sur orbite des menaces d'empoisonnement au d'élimination physique d'après les témoignages dans la zone. C'est dans la terreur que vivent les riverains de Mintotomo d'où plusieurs agressions sont perpétuées.

L'on indexe sieur Omgba Guy Roger dans l'agression qu'a subi dame Menye Ernestine qui s'est vue molestée, blessée à l'aide d'une machette, et maison détruite et qui aurait eu la vie sauve, grâce aux jeunes gens de passage dans le lieu, selon certains témoins. A Mintotomo, l'on parle d'une flopée des plaintes et constats d'huissiers contre ces gens portées à l'attention du procureur de la République de Monatélé qui, à son tour a saisi le commandant de brigade d'Okola pour enquête.

Cependant, le groupe Bindzi maîtriserait la situation, en usant des méthodes de contournement face aux procédures les interpellant à répondre aux faits que leur reprochent les riverains. Au regard de cette actualité à Mintomo comme à Leboudi, la ministre des Domaines, du cadastre et des Affaires Foncières est interpellée à mettre fin aux poches de corruption et de menaces de paix que se livrent certains responsables et individus qui rodent autour du ministère. Nous y reviendrons.

Source: L'Eveil Républicain

© Béti Be Mongo | Correspondance

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