Perte de confiance : Chantal Biya désavoue christophe Foé Ndi

Quelques tensions auraient fait leur lit à la Présidence de la République. Notamment à l’Intendance du palais de l’Unité où une affaire de recrutement du personnel affecté aux services de la Première Dame aurait mis à jour la désaffection de l’épouse du Chef de l’Etat vis-à-vis de l’Intendant principal Ayant rang et prérogatives de Conseiller technique, l’Intendant principal est chargé du fonctionnement du palais de l’Unité, de l’équipement et de la maintenance du palais de l’Unité, des résidences présidentielles et des pavillons présidentiels dans les aéroports.

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Il est responsable de la gestion du personnel domestique du palais de l’Unité et des résidences présidentielles, de l’organisation et la préparation matérielle des réceptions et des voyages officiels du Président de la République, et du parc automobile présidentiel. Christophe Foé Ndi, l’Intendant principal du palais de l’Unité sous l’autorité de qui est placé ce démembrement névralgique au sommet de l’etat, est aujourd’hui, sujet à une grande controverse. Celui qui aurait joué des coudes pour se retrouver près de la Première Dame, ainsi que croient savoir ceux qui ont décidé de lui casser du sucre sur le dos, profité de cette position privilégiée qui en impose, pour abuser de nombreux jeunes citoyens tenus en laisse par l’impécuniosité et la précarité de la vie. Un recrutement toutes catégories confondues du personnel civil au Cabinet civil de la Présidence de la République et destiné au service de madame Chantal biya, soit des agents d’entretien, jardiniers, blanchisseurs, cuisiniers, etc… aurait été envisagé par la première dame. la grille des salaires affichait un traitement mensuel minimal, de 60.000 F Cfa. et selon les catégories, il devait connaitre une évolution graduelle. le personnel à recruter, avant le déplacement du couple présidentiel pour Paris qui avait consacré les incidents survenus à l’hôtel Meurice, plafonnait à cinq cents individus issus des deux sexes.

Certaines indiscrétions laissent entendre que l’ancien chef du service du matériel à l’ex ministère du développement industriel et commercial (Mindic), pour le compte de sa propre publicité, aurait fait courir le bruit que c’est lui qui avait décidé de ce recrutement. Dans la foulée de ce qui apparait comme un one man show, à Ahala III, au lieu-dit barrière à Yaoundé, quartier dans lequel il est établi, plusieurs jeunes se sont laissés aller à rêver à cet emploi au sommet de l’etat. les promesses n’engageant que ceux qui y croient, leur désillusion n’aurait été que plus grande. et plutôt que l’entièreté des sommes mensuelles promises, ce ne serait que de leur moitié que ces désabusés s’en seraient contentés, leur nombre étant passé du simple au triple. les grèves et autres contestations dans les rangs de ces jeunes qui s’en seraient suivies après cette entourloupe de haute voltige auraient abouti au paiement dans la douleur, de seulement un famélique mois de salaire, après que Christophe Foé Ndi les eut amenés manger et boire dans un restaurant de la capitale au quartier essos.

Entre deux gorgées de ces breuvages alcoolisés qui étaient destinés à assouplir, et au mieux, ainsi que l’aurait fortement espéré l’Intendant principal du palais de l’Unité, des résidences et des pavillons présidentiels, à calmer l’ire des jeunes, ceux-ci auraient finalement compris beaucoup de choses. en l’occurrence, que les critères de ce recrutement au Cabinet civil de la Présidence de la République pour le compte de la First lady sont aux antipodes de ceux de la Fonction publique. De plus, les recrutés sont sans matricule. Rétribués au jugé, plusieurs jeunes abhorrant cette façon de faire, auraient déserté durablement de leurs postes, ou tout simplement rendu leur tablier. Il se dit que, interrogé par la Première dame fortement courroucée, sur la situation délétère qui prévalait dans son entourage, de balbutiements en borborygmes, le recruteur en chef pour ses services n’avait pu raisonnablement édifier l’épouse de Paul biya.

Infortunes

Revendiquant certaines frasques autour de Chantal Pulchérie Vigouroux biya, des sources internes au palais de l’Unité révèlent que Christophe Foé Ndi ne serait plus en odeur de sainteté avec son tutélaire qui l’admonesterait au quotidien sur ses agissements. Il semble qu’il aurait l’esprit ailleurs. De fait, selon des sources qui se veulent plus caustiques, l’Intendant principal, devrait ses ennuis à une situation que peu d’hommes lui envieraient. et si l’on accorde du crédit à cette indiscrétion bien renseignée, après le meilleur, son couple connaitrait actuellement le pire. Suffisant donc pour le déstabiliser professionnellement et le diminuer moralement. les manifestations somatiques, semble-t-il, ayant rapidement succédé aux psychiques, l’homme ne serait plus que l’ombre de lui même.

Ce serait donc ce mélange sulfureux qui déteindrait sur les activités de cet Administrateur civil principal, (pupille de René Owona « barbe dure » homme charismatique de regrettée mémoire, ministre de la République et très proche confident de Paul biya), qui naguère encore resplendissait auprès de la Première dame, et dont l’épouse fut son précepteur. Certains rattachent cette pénible situation que vit Christophe Foé Ndi à sa perte de libido dont les fortes poussées hémorroïdaires qui feraient atrocement souffrir l’Intendant principal lui auraient fait perdre l’attribut premier de la masculinité qui fonde le couple. en dépit des trésors d’ingéniosité inspirés de la phytothérapie et autres pratiques médicinales ancestrales qu’aurait déployés un certain b. Ahanda du village Nkoumadjap par binguela dans la Mefou et Akono, et à quelques encablures du ranch qui abrite le cheptel bovin censé appartenir à André Mama Omgba Fouda le ministre de la Santé publique, ces soucis perdurent. I

ls auraient cependant pu être vaincus si le traitement prescrit avait été entièrement mené à son terme. Une altercation malheureusement survenue au domicile du couple Foé entre le guérisseur débonnaire et la revêche maitresse de céans aurait tout compromis. Surtout, la redynamisation de l’organe reproducteur du chef de famille. Celui-ci, considérant ce handicap quasi honteux, ne se résoudrait pas à réaliser ce que d’aucuns admettent, dans son cas, comme une évidente source d’ennuis pour le conjoint défaillant : il serait cocu. la source de ce déshonneur ? Un doigt accusateur est énergiquement pointé en direction du collège Saint Michel Archange dont la majesté architecturale fait courir les parents d’élèves d’une certaine aisance financière du côté de Minkan, quartier à la périphérie de Yaoundé, où la Sainte face de Jésus- Christ serait apparue il y a quelques semaines.

Directrice de cet établissement manifestement sélectif dont la scolarité, tous autres frais exclus, s’élève à 1 million de F Cfa, dame Foé Ndi qui estfonctionnaire en service à la Délégation régionale de l’education de base du Centre, aurait actuellement maille à partir avec son personnel divisé qu’il est par une attitude peu catholique qu’il reprocherait à la femme du propriétaire. Des allégations selon lesquelles elle se serait entichée d’un jeune enseignant et dont les collègues envieux s’étranglent de jalousie, ont achevé d’installer un climat poisseux au sein de cet établissement d’enseignement laïc de premier cycle du second degré. l’ « élu » qui semble bénéficier des faveurs professionnelles de Madame serait âprement combattu sur tous les fronts par ses pairs. les bruits en tout cas courent à ce sujet et seraient sortis du cadre de Saint Michel Archange pour assourdir la localité. Distillés par le téléphone arabe, les échos de cette aventure extraconjugale délictuelle seraient-ils parvenus aux délicates oreilles de l’époux aujourd’hui en situation délicate auprès de la Première Dame ?

© Le Courrier : Antoine Dimitri Goulongo

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