Palais des congrès: Le gouvernement opte pour la réhabilitation

En lieu et place d'une réfection comme il est de coutume, les autorités camerounaises envisageraient de réhabiliter complètement l'édifice de la colline de Nkol Nyada. Le chiffre de 5 milliards est avancé pour les travaux.

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Le Directeur général du palais des Congrès de Yaoundé est formel, «il ne s'agira pas d'une réfection, mais bel et bien d'une réhabilitation complète». Christophe Mien Zok assure qu'a y a des travaux de fond qu'il faut faire, la façade principale nécessite un coup de neuf, et d'importants travaux de génie civil sont également préconisés. Le Dg explique qu'en plus des travaux externes, l'intérieur du palais devra également subir un coup de neuf, «l'étanchéité, les équipements intérieurs, la sonorisation, les lampadaires et l'éclairage en général ou encore la climatisation» sont autant de pans qui seront concernés par ces travaux.

De même, ajoute-t-il, «il faudra adapter les équipements intérieurs aux exigences de l'heure». Sur le coût total de cette réhabilitation, le Dg affirme ne pas avoir connaissance des 5 milliards annoncés par la presse. «Je sais que ces travaux seront financés par un prêt sans contrepartie de la part du gouvernement chinois, mais je n'ai pas encore été informé sur le montant». Il reconnait cependant qu'une mission d'ingénieurs chinois avait effectué des études au courant de l'année 2012 mais que le devis définitif restait attendu. «L'ambassadeur de Chine au Cameroun m'a fait savoir que nous aurons une séance de travail à ce propos dès son retour. » Conclu t-il. 30 ans. Après sept ans de travaux, le palais des Congrès est enfin inauguré le 12 mai 1982 par Ahmadou Ahidjo, l'ancien président de la République.

Cet édifice, fruit de la coopération sino-camerounaise, joue bien son rôle de centre de conférences en abritant les grands événements nationaux et internationaux organisés par les autorités camerounaises. Divisé en trois pavillons, dont l'un abrite le siège du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) et celui de la Commission nationale anticorruption (Conac), il possède une grande salle de 1 500 places, une de 400 places, deux de 100 places et plusieurs autres de 50 places. S'y ajoutent un grand hall, un hall-balcon et deux vestibules.

Pour son entretien, le palais nécessite une équipe de techniciens qui représente différents corps de métiers dans les domaines de la climatisation, l'électricité, la sonorisation, les télécommunications, la plomberie et le génie civil. Selon un responsable de l'ambassade de Chine au Cameroun, «depuis son inauguration, quatorze équipes techniques chinoises se sont installées pour deux ans au palais pour des transferts de technologies. Un grand nombre de techniciens camerounais ont reçu des formations en Chine pour maîtriser les nouvelles techniques». Très sollicité. La structure accueille annuellement plus d'une centaine de manifestations l'édifice de la colline de Nlolnyada, a connu depuis trois décennies, un niveau de dégradation très avancé. Les travaux réguliers de réfection ne suffisent plus à cacher son vieillissement, d'où une cure de jouvence souhaitée par les autorités camerounaises.

© Ludovic Amara | La Météo

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