Opération Épervier: La défense de ntongo onguéné bloque la procédure

Le ministère public n’a pas pris ses réquisitions initialement prévues à l’audience criminelle spéciale mercredi. Dès l’ouverture de l’audience, alors qu’on s’attendait aux réquisitions de l’avocat général, la défense de Ntongo Onguéné a demandé la parole. Me Aba’a va interpeller le tribunal aux fins de faire admettre une liasse de pièces au dossier de procédure.

La défense d’Yves-Michel Fotso, par la voix de Me Nguemhe va vivement s’opposer à l’admission des dites pièces. Il a qualifié le procédé de son confrère de tricherie. Il a en outre soutenu, à coup d’arguments, que la procédure n’était plus à la phase des débats, car ceux-ci sont déjà clos. Mais la défense de Ntongo Onguéné ne se sentira pas ébranler. Elle va s’accrocher sur les dispositions de l’article 413 (2 ) et (3 ) du Code de procédure pénale qui dispose : «toute pièce versée entre la clôture des débats doit être portée à la connaissance du conseil de l’accusé qui peut, le cas échéant, demander le renvoi de la cause ». La décision rejetant une demande de renvoi doit être motivée (par le tribunal-Ndlr).

Les débats vont s’enliser pendant pratiquement quatre vingt dix minutes. Tout en s’opposant à l’admission des pièces querellées, le ministère public s’en est remis à la sagesse du tribunal. Au bout de ces débats, le président, pour le respect du droit de la défense, a admis les pièces, sans motiver. Entre temps, la défense de la partie civile (Autorité aéroportuaire) représentée par Me Angoni s’est dit ne pas trop se soucier de l’admission ou pas des pièces présentées par la défense de Ntongo Onguéné. Car, a-t-il précisé, cet écueil juridique n’enlève rien au fond du dossier, à savoir que: «que ce soit l’Autorité aéronautique ou la Camair, l’argent public a été détourné».

Au cours de cette audience, le représentant du ministère public, gardien des lois, a interdit la prise de parole aux avocats de l’Etat. Ils doivent, avant toute plaidoirie ou prise de parole, régulariser leur constitution par leur mandant. L’audience a été suspendue. Elle sera reprise le 14 janvier 2013 pour les réquisitions du ministère public et les plaidoiries de la défense et de la partie civile.

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