Opération Epervier - Entre Yves Michel Fotso et Marafa Hamidou Yaya: C'est bonnet blanc et blanc bonnet

Y a-t-il lieu de libérer le fils du milliardaire bandjounais, malgré le remboursement des sommes réclamées par l'Etat?

Le tribunal criminel spécial serait-il venu déformer la justice camerounaise au sujet de la mise en liberté d'un prévenu qui aurait remboursé la somme à lui réclamer? La question vaut son pesant d'or au moment où les condamnés commencent à éponger leurs dettes pour bénéficier de la liberté. Mais dans cette logique le commun des mortels se poserait la question de savoir pourquoi détourner d'abord l'argent destiné à la réalisation des projets bénéfiques à l'ensemble de la population? On dit souvent que l'intention vaut le fait. Si dans les tribunaux ordinaires, on condamne les tentatives de détournement de derniers publics, au même titre que les détournements proprement dits. Comment l'Etat peut vouloir une chose et son contraire? Et s'il faut revenir aux sommes d'argent remboursées par Yves Michel Fotso, que fera la justice en ce qui concerne les intérêts et le manque à gagner dans les caisses de l'Etat sans compter le préjudice? On parle de 900 millions remboursés. En prenant cet argent, quelles étaient ses intentions, et si on ne le mettait pas en prison, aurait-il accepté de rembourser cet argent? Autant de question que les Camerounais peuvent se poser mais sans trouver de réponses. Mais il est une chose.

Paul Biya doit comprendre que la vengeance est un plat qui se mange froid. Toutes les personnalités qu'il a entassées dans les prisons de Yaoundé et Douala à cause de l'opération épervier ne lui pardonneront pas. Ses ennemis auront le temps de lui démontrer que le Cameroun appartient à tous.

Yves Michel Fotso et Marafa

Tous les compatriotes sont unanimes que la libération du milliardaire de Bandjoun est une éclosion du G11 et qui mettra le Cameroun à feu et à sang en 2018 dont 04 ans. Yves Michel Fotso en liberté représenterait Marafa, Abah Abah, Olanguena Awono, Siam Siewe, Nguini Effa, Ondo Ndong, Gilles Belinga, Joseph Edou. "Dans cet arsenal argentier", on ne parle plus de tribus. Ce sera la solidarité d'un groupe qui veut se venger contre un monstre naissant. Ils pourront voir le reste après: il y a les connections internationales, la Sous-région la puissance économique et les hypocrites tapis dans l'ombre du pouvoir en place et qui font semblant d'être avec le prince d'Etoudi.

© René Noungang | L'Epervier

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