Niat Njifenji Marcel: «Notre action doit prioritairement se porter sur l’arrière pays»

Au lendemain de son élection, Niat Njifenji Marcel, Président du Sénat, livre ses premières impressions.

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Passées les émotions de l’élection, comment vous êtes-vous réveillé ce matin dans votre nouveau statut de deuxième personnalité de la République, avec ce que cela comporte comme charge?

Je dois effectivement avouer que hier (avant-hier NDLR) c’étaient les toutes premières impressions. Il s’agissait d’impressions teintées d’émotion. Comme je l’ai dit après mon élection, il y a de longues années que nous sommes dans la politique, nous ne nous attendions pas à cet événement qui est exceptionnel dans la vie d’un homme. Mais nous avons toujours pensé que dans la carrière d’un homme politique, tout est possible. Cette possibilité est arrivée en ce qui me concerne et c’est tant mieux pour moi. C’est un engagement de plus que je vais prendre pour notre pays à travailler derrière le Président Paul Biya qui m’a toujours donné cette chance exceptionnelle d’être à ses côtés pour travailler.

Comment faut-il vous appeler? Marcel Niat Njifenji ou Niat Njifenji Marcel?

On m’appelle Niat Njifenji. Il me semble que c’est plus simple de le dire comme cela.

Vous ne figuriez pas dans les spéculations des journalistes qui voyaient beaucoup de personnes à la présidence du Sénat. Et pourtant c’est vous qui êtes là. Comment réagissez-vous à tout cela?

Comme vous le dites, je suis toujours là. La discrétion ne veut pas dire la non présence. On peut être présent, mais discret. J’ai toujours été discret dans ma carrière. J’ai fait beaucoup de choses, mais dans la discrétion. J’ai beaucoup travaillé pour ce pays. J’ai commencé à la Sonel quand on parlait encore d’Enelcam en 1962. Il y avait à l’époque quelques neuf centres électrifiés dans le pays. Et quand j’en suis parti en 2001, il y avait déjà de grands programmes pour électrifier la totalité de notre pays. Beaucoup de choses ont été faites durant cette période. Monsieur le Président, vous êtes un acteur politique et de développement. Vous arrivez à la tête d’une institution qui représente les collectivités territoriales décentralisées.

Vous n’êtes pas en terrain inconnu pour avoir été Maire. De façon concrète, que faut-il attendre de vous?

Il faudrait que nous prenions cela simplement. Nous sommes un pays en voie de développement et il y a de nombreuses zones qui sont à construire. Notre action doit prioritairement se porter sur l’arrière-pays, même si nous n’oublions pas les zones urbaines. C’est fort opportunément que les régions ont été créées par le Président Paul Biya. Elles doivent permettre le développement de toutes les zones en dehors des principales métropoles du Cameroun où des efforts sont également à faire pour amener un développement durable.

Le bureau du Sénat a été mis en place, mais l’opinion se pose la question de savoir où va travailler son Président et l’ensemble de son équipe?

Pour l’instant, tout est à faire. Nous sommes à nos premiers jours. Progressivement et avec tact, les choses vont se mettre en place et bientôt, nous serons installés dans nos propres locaux.

Qu’est-ce que le lecteur de Cameroon Tribune peut retenir de la première journée de travail du Président du Sénat?

C’est une journée de forte agitation pour tout le monde. Pour la famille d’abord qui est la première à se sentir honorée et à remercier le Président Paul Biya pour ce grand honneur qui lui est fait. Ensuite il y a les amis qui sont très nombreux dans ce pays. Ils viennent de toutes les régions, du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest comme le dit notre hymne national. Tous manifestent leur joie de me voir propulser à ce haut poste de responsabilité.

© Armand ESSOGO | Cameroon Tribune

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