Mouvement d’humeur: Les instituteurs contractuels menacent

Cette annonce a été faite jeudi dernier lors d’une conférence de presse. Le syndicat national des instituteurs contractuels et maîtres des parents, réclame ici l’intégration systématique par vagues des instituteurs contractuels avec reconstitution de carrière et le recrutement des maîtres des parents.

Selon ces syndicalistes, à la genèse de ce problème le ministère de l’éducation de base avait promis une intégration par vague des instituteurs contractuels après 5 ans sans condition et début effectif était fixé en Janvier 2012. Ce qui n’avait pas été respecté.

En septembre ces derniers ont lancé un mot de grève dès la rentrée de l’année scolaire en cours. Une fois les autorités gouvernementales mises au parfum de cette initiative, celles-ci ont fait appel aux grévistes et leur ont promis que leur situation était entrain d’être étudiee. « La dernière fois nous avons levé le mot d’ordre de grève parce que le ministre de l’éducation de Base nous avait dit que nos revendications étaient entrain d’être étudiees. Et la difficulté majeur était le soutien financier », explique M. Yakana coordonateur du syndicat dans le Mbam et Kim.

Dans le but donc de trouver une solution, le 03 octobre 2012, un comité ad hoc chargé d’examiner les revendications des enseignants s’est réuni dans la salle des conférences du ministère du travail et de la sécurité sociale présidé par le ministre de tutelle, Grégoire Owona.

Le syndicat national des instituteurs contractuels et maîtres des parents a participé aux travaux comme invité spécial. Mais à la fin des travaux les deux partis à savoir les syndicalistes et les ministères concernés ne se sont pas entendus sur la conclusion. Car pour le gouvernement l’intégration doit se faire non par vagues mais par voie de concours.

Ce que les syndicalistes refusent totalement car pour eux c’est une injustice. « Le SNICOMP au nom de tous les instituteurs contractuels et maîtres des parents s’est toujours opposé à un concours car cela est une injustice criarde et a proposé une intégration systématique par vagues avec reconstitution de carrières et le recrutement des maîtres des parents », explique le chargé de la communication du syndicat, Charles Koum.

Après cette négociation non fructueuse entre les deux parties, ces syndicalistes n’ont pas baissé les bras. Ils ont demandé à rencontrer le premier ministre et le président de l’assemblée nationale en vain. Ils ont adressé un plaidoyer aux députés de la nation avec l’espoir que le gouvernement sera interpellé lors des questions orales.

Cette démarche également n’a pas eu d’effet car aucune question n’a été posée dans ce sens. C’est donc toute cette indifférence qui a poussé Le syndicat national des instituteurs contractuels et maîtres des parents après concertation lors de leur derniere assemblée de lancer un mot d’ordre de grève pour le 3 janvier prochain.

© Jeannette Eliane Tchamgoué | Cameroon-Info.Net

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