MILITAIRES CENTRAFRICAINS RÉFUGIÉS AU CAMEROUN: POURPARLERS AUTOUR DU RETOUR À BANGUI

centrafique.jpg

 

Le retour volontaire des militaires centrafricains, arrivés au Cameroun, notamment dans les villes frontalières de la région de l'Est au lendemain des événements du 24 mars à Bangui, capitale politique de la République centrafricaine, est désormais à l'ordre du jour. Le Secrétaire d’État à la Défense, chargé des anciens combattants, Koumpa Issa, à la tête d'une forte délégation des hauts gradés de l'armée camerounaise, est arrivé à Bertoua dans la mi-journée du 2 août,

pour une visite de travail avec les concernés. Dans cette délégation, on notait la présence du Ministre centrafricain, Directeur adjoint du cabinet présidentiel, Idriss Salao. Les hôtes du Gouverneur de la région de l'Est, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua, en compagnie de son état-major au grand complet, se sont rendus à la caserne militaire de Bertoua, dès leur arrivée dans le chef-lieu du Soleil levant. La séance de travail a porté sur le retour volontaire des militaires centrafricains qui ont trouvé asile dans la caserne de Bertoua, précisément au 81e Bataillon d'Infanterie Motorisée (BIM). A la date du 6 avril 2013, lors de la visite du Ministre délégué à la présidence de la République chargé de la Défense, Edgard Alain Mebe Ngo'o, on a dénombré au total 145 Centrafricains à l'Est parmi lesquels neuf officiers supérieurs de l'armée centrafricaine. A ce jour, l'effectif semble avoir diminué. Ils sont 71 dont 21 ont déjà exprimé leur volonté de rentrer dans leurs pays.

Le Secrétaire d’État Koumpa Issa a clairement expliqué aux intéressés que les autorités camerounaises entendent accompagner le processus de ce retour volontaire et progressif dans leur pays. Selon la délégation centrafricaine qui a loué l'hospitalité camerounaise, le retour au bercail de leurs militaires est toujours la meilleure des solutions. Elle a aussi expliqué que les militaires qui ont trouvé asile à Bertoua seront d'ailleurs bien traités, ce d'autant plus qu'ils sont actuellement pris en solde à la fin de chaque mois, leurs avantages et droits sont restés intacts: «Ils évoluent normalement dans leurs grades respectifs. A titre d'illustration, Bouye, accueilli au Cameroun avec le grade de Commandant, est désormais Colonel», a soutenu Idriss Salao. C'est d'ailleurs cet Officier supérieur qui commande les militaires centrafricains, désarmés, en asile dans la caserne de Bertoua. Ce retour au bercail se fera sous l'égide de la communauté internationale. Prenant la parole au nom de ses camarades d'armes, le Colonel centrafricain Bouye a fait savoir que les évènements en cours à Bangui ne les rassurent pas totalement. Certains ont indiqué qu'ils ne sont pas encore prêts à rentrer au bercail. Toutefois, les parties ont déjà pris langue pour un retour volontaire et progressif.

 @cameroon infos

Ajouter un commentaire
Code incorrect ! Essayez à nouveau

Date de dernière mise à jour : 06/08/2013