Lutte contre le braconnage: Cameroun, Congo et Gabon déclarent la guerre

Les experts camerounais, gabonais et congolais chargés des problèmes de la biodiversité et de la faune ont bouclé la semaine dernière un atelier sous régional relatif à la validation du protocole de lutte anti braconnage (LAB). A Douala, la cité économique, les experts des pays concernés ne sont pas allés par quatre chemins. «Le braconnage est une menace pour la biodiversité de la sous région.

Il faut la combattre jusqu'à son dernier retranchement» a martelé le représentant camerounais lors de cette tripartite. Son homologue gabonais, Boussongou Roger en charge de la faune et des aires protégées s’inquiète: «le braconnage transfrontalier est très grave. Les chasseurs utilisent les armes d'assauts comme les kalachnikovs ou les m16». Les participants ont unanimement lancé un appel urgent.

Face à un phénomène exponentiel. Selon les informations reçues, les braconniers abattent chaque année des centaines d'animaux même parmi les espèces hautement protégés comme les gorilles, les singes géants ou les éléphants. «Ils sont agiles et puissamment armés» révèlent nos sources introduites.

La traque.

Des documents parvenus à notre rédaction, à l'issus de cet atelier de deux jours relatif au projet Tridom, (Complexe transfrontalier tri national) annoncent que Yaoundé, Libreville et Brazzaville renforceront dans un proche avenir la lutte pour la conservation de la biodiversité transfrontalière dans l'interzone du Dja pour le Cameroun, Odzala pour le Congo et Minkébé pour le Gabon. Avec près de 141 mille km2 dont 24 % est protégée. C'est une zone riche en espèces fauniques rares comme les gorilles des montagnes, les tortues géantes ou les rhinocéros noirs. Un protocole technique basé sur un cadre Juridique sera paraphé en 2013. II viendra entériner l'accord de coopération signé en 2005 à Brazzaville.

Selon les experts réunis à Douala, d'autres pistes sont envisagées: la surveillance étroite des frontières, la possibilité des éco gardes d'un pays où les braconniers ont sévi de les poursuivre à une certaine distance dans le territoire d'un autre pays, l'utilisation des contacts radios entre les éco gardes de l'espace concerné et l'harmonisation des lois sur les délits liés au braconnage. On signale déjà la disparition de certaines espèces rares (tortues naines, gorilles, éléphants et, autres gazelles impala). L'atelier de Douala a été parrainé par les Nations Unies dans son volet Appui aux Projets.

© Elie Pagal | La Météo

Ajouter un commentaire
Code incorrect ! Essayez à nouveau