Les passages à niveau sécurisés à Yaoundé

Finie la circulation hasardeuse sur les passages à niveau à Yaoundé. Ces lieux où se croisent le chemin de fer et la route sont depuis peu protégés par des barrières manuelles. Notamment au niveau d’Obobogo où un accident y a récemment fait deux morts et au quartier Ngousso, à quelques pas de l’Hôpital gynéco-obstétrique et pédiatrique de Yaoundé.

Quatre barrières peintes en rouge et blanc font désormais partie du décor. Dans un box tout à côté, deux agents de la société Camrail assurent la permanence. « Lorsque le train est à un kilomètre, explique l’un d’eux, l’alarme se déclenche. Et immédiatement, nous allons stopper la circulation en baissant les barrières. Nous ne les levons qu’une fois le train éloigné. » Le mécanisme est connu de tous les agents, apprend-on de notre informateur. Et chaque jour, ils sont deux sur les lieux. Ils entament le boulot à 6h30 et le clôturent le lendemain à la même heure, à l’arrivée de leurs remplaçants. Au quotidien, c’est une dizaine de fois qu’ils baissent et lèvent ces instruments au niveau des passages à niveaux.

La plupart du temps, lors des passages des trains- marchandises. A Obobogo comme à Ngousso, le dispositif est le même. Le procédé aussi. Et dans chacun de ces lieux, beaucoup saluent l’avènement de cette nouveauté de Camrail. Bruno Petekou, un riverain, déclare que « l’Etat a bien fait de sécuriser les passages à niveau. Ils étaient devenus de véritables mouroirs à cause de l’incivisme des automobilistes qui ne respectaient pas les ordres des vigiles postés sur les lieux. » Mais il faudrait cependant, suggère-t-il, augmenter le nombre d’agents à ces endroits. « S’ils s’endorment, qui ira baisser les barrières ? D’autres accidents pourraient se produire. Ce qui serait regrettable durant cette fin d’année», reconnaît-il.

Fidèle Taobang, habitant du quartier Ngousso lui, est plus amère. « D’abord, ils pensent à la sécurisation des passages à niveau tard. En plus, ces barrières sont archaïques. Nous sommes au 21e siècle. Les passages à niveau sont à présent sécurisés par les barrières électriques avec un système de détection baissant les barrières à l’approche du train. Et de cette manière, des agents n’auront pas à s’y installer 24h/24 », soutient-il. En tout cas, affirme-t-on à Camrail, les études devant aboutir à l’installation des barrières électriques sont en cours. Car il est question, d’après cette entreprise de mettre fin aux accidents.

© Elise ZIEMINE | Cameroon Tribune

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