LE NORD CAMEROUN EST-IL DEVENU LE NORD MALI ?‏

 

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Pour la première fois depuis l'indépendance formelle du Cameroun en 1960, une partie du pays, en l'occurrence le grand nord, qui représente près du tiers du territoire, est traitée explicitement comme une zone échappant au contrôle de l'Etat.

En effet pour la première fois dans son histoire, le tour cycliste du Cameroun n'y a prévu aucune étape, arguant des problèmes de sécurité. La Commission indépendante contre la corruption et la discrimination juge la décision d'écarter le grand nord du pays comme une décision aux implications d'une extrême gravité. Il s'agit d'un aveu d'impuissance, d'une démission, d'une désertion qui pourrait ultimement apparaître comme une parfaite trahison des intérêts nationaux du Cameroun, de son image, de la crédibilité de ses institutions autant que du patriotisme de ses dirigeants.

La Commission estime que ceux qui ont accepté que le tour soit organisé en évitant le tiers du territoire, portent une responsabilité très lourde et devront répondre devant les tribunaux de l'histoire. Si cette condition a été imposée par l'union cycliste internationale, les dirigeants sportifs et politiques camerounais devaient annuler carrément cet événement. Les gains tirés en l'organisant de cette façon sont insignifiants par rapport à la dangerosité du message qui a été envoyé aux terroristes et aux hors la loi par notre capitulation. La Commission ne comprend pas que le gouvernement n'ait pas mis tout en œuvre pour garantir la sécurité sur le tour, en mobilisant tous les moyens logistiques et humains de notre armée. A quoi servent donc les unités d'élite et d'intervention récemment mises sur pied pour faire face au terrorisme? L'armée camerounaise a démontré à Bakassi quelle pouvait assurer la sécurité de notre territoire et anéantir les bandits. Pourquoi cette volonté politique ne s'est-elle pas exprimée dans le cas du tour cycliste ?

La Commission condamne énergiquement cette capitulation devant les exigences inacceptables et extravagantes d'une organisation internationale qui nous contraint à abandonner notre souveraineté sur une partie du pays. Existe-t-il toujours une administration publique, des forces de sécurité, et une autorité globale en règle de l'Etat dans le grand nord? Si oui pourquoi avoir cédé au chantage? C'est une vraie trahison.

Correspondance: Le Président de la Commission,SHANDA TONME,Médiateur universel .

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