LE CAMEROUN RODE SON MÉCANISME DE SAUVETAGE D’AVIONS

 

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La capacité du centre de recherches de Yaoundé évaluée hier au cours d’un exercice grandeur-nature. Dix minutes après son décollage, un aéronef parti de Douala dans le Littoral à 10h 42 pour Djoum au Sud, signale une grosse panne. Il a perdu un de ses moteurs et souhaite atterrir à l’aéroport international de Yaoundé-Malaisien d’urgence. Seulement, pendant que le pilote est en communication avec cet aéroport, le contact radio est rompu. Tout de suite, la tour de contrôle de Yaoundé Nsimalen donne l’alerte au centre secondaire de sauvetage (RSC) de Yaoundé qui engage les procédures en pareille situation. Objectif, retrouver l’avion le plus vite possible, afin de sauver les huit personnes à bord (deux membres d’équipage et six passagers).

  La tâche n’est pas de tout repos. Le Cameroun ne disposant pas de radar. Il a donc fallu commencer par faire des calculs mathématiques pour essayer de localiser l’aéronef. Ceci en fonction de son plan de vol, de sa vitesse, du temps de vol avant la perte de contact, etc. Un exercice qui a demandé environ une heure à l’équipe du RSC. En fait, en suivant des informations des populations, un hélicoptère a été envoyé dans la localité de Mfida, département de la Mefou-et-Afamba. Mais entre-temps, la balise de l’avion en détresse a commencé à émettre un signal qui a permis au satellite basé à Los Parmas en Espagne de localiser l’engin avec exactitude et d’envoyer les coordonnées à Yaoundé. Un second hélicoptère est alors lancé sur le terrain pour porter secours à l’avion en détresse.

  Il s’agit-là d’un exercice de recherche et de sauvetage d’avion, organisé par l’Autorité aéronautique, en collaboration avec le ministère de la Défense. Un exercice dont le but était d’évaluer la capacité de réaction des équipes du RSC en pareille circonstance. « Il est question pour nous de voir les acteurs formés à l’acte, afin que tout le monde soit prêt à intervenir en cas de besoin, sans trop d’écart », a expliqué le Colonel Yamba, chef de cette opération. D’ailleurs, une séance de débriefing à la fin de l’exercice a permis d’enregistrer tout ce qui n’a pas marché pour pouvoir le corriger, à l’instar de la communication et de la coordination des différentes actions. Pour le ministre des Transports, Robert Nkili, qui a lancé l’exercice en présence d’autres membres du gouvernement et du représentant de l’Organisation de l’aviation civile internationale, maîtriser cette procédure permettra au Cameroun de s’arrimer aux normes internationales en la matière, mais aussi d’attirer plus de compagnies aériennes.

 En marge de cet exercice, un atelier sur la fourniture des services de recherches et de sauvetage dans la zone Afrique et Océan indien s’est tenu à la base aérienne 101 de Yaoundé.

@CAMEROUN TRIBUNE

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