La détention des soldats Camerounais enlevés par l’armée Congolaise provoque une crise

5100Bangoua Batcheu, Germain Donosso, Tchatchoua Kamegne et Serge Pius Gwack sont arrêtés et gardés en prison depuis la semaine dernière par les soldats du Congo après qu’ils aient été surpris sur une île congolaise au moment où ils prenaient du repos après avoir patrouillé le long du fleuve Sangha qui sépare le Cameroun et le Congo-Brazzaville. Au Cameroun, on confirme l’incident et l’on précise qu’il concerne des soldats de 1ère classe, promotion 2013.

Tous les soldats camerounais arrêtés et faits prisonniers au Congo appartiennent au 13e Bataillon d’infanterie motorisée (BIM) de Yokadouma et étaient en détachement dans la localité de Socambo, ville frontalière camerounaise avec le Congo-Brazzaville, située à 213 km de Moloundou.

Attendus pendant longtemps à leur base, leurs camarades ont décidé d’aller les ramener parce qu’ils ne revenaient pas de leur randonnée. C’est alors qu’ils avaient fait le constat qu’ils ont été enlevés par une patrouille de l’armée congolaise. Des négociations ont été engagées entre le Cameroun et le Congo, à travers les autorités locales des deux pays. Mais jusqu’à ce jour, les missions de bons offices engagées n’aboutissent pas aux résultats attendus et les soldats camerounais sont toujours détenus en territoire congolais.

Les sources sécuritaires camerounaises indiquent que le Congo accuse ces soldats arrêtés d’espionnage sur son territoire. Déjà, le week-end dernier à Socambo, une délégation d’autorités camerounaises, parmi lesquelles le Lieutenant-colonel Bebouraka, commandant du 13e BIM de Yokadouma, a encore essuyé une fin de non-recevoir de la part des Congolais. Pendant ce temps, les quatre soldats et leurs compères écogardes séjournent encore du côté congolais où des sources indiquent qu’«ils ne seront libérés qu’après avoir dévoilé le but de leur présence suspecte sur notre territoire».

Les tentatives sont toujours en cours pour libérer les soldats camerounais après leur audition par l’Etat congolais.

Mais il convient de dire que cet incident est regrettable et déplorable entre le Congo et le Cameroun. Ces deux pays devraient régler cette affaire en interne pour éviter un incident diplomatique qui laissera place à une autre crise dans la région de l’Afrique centrale déjà trop fragile avec ce qui se passe en Centrafrique.

Didier Assogba Oeildafrique.com Suivre

@DidierASSOGBA

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