L'artiste camerounais Franko veut rencontrer le préfet de la Mifi

L'auteur du tube à succès «coller la petite» s'offusque également des critiques élevées contre sa personne par le ministre de la Culture du Cameroun et un député.

Invité de l'émission « Dimanche avec vous », sur la chaîne Equinoxe Tv le dimanche 24 janvier 2016, l'artiste camerounaise Franko a laissé entendre qu'il est ouvert à une rencontre avec le préfet du département de la Mifi, Joseph Fover Tangwa, à l'origine de l'interdiction de la diffusion de sa chanson sur le territoire de la Mifi, le 02 novembre 2015.

Apres avoir hésité un moment sur la question de l'animateur, Franko finit par dire qu'il rencontrerait bien le préfet pour lui dire qu'il y a eu un problème d'interprétation, pour ce qui est de sa chanson. Mais, il ne sera en aucun cas question de le remercier pour la publicité qui a découlée de sa décision d'interdire la diffusion de sa chanson sur son territoire.

L'auteur du tube à succès « Coller la petite » va plus loin et déclare qu'il est prêt à financer son propre concert dans la ville de Bafoussam. Question de communier, dit-il, avec son public. Et si cela n'est pas possible, avertit Franko, il va aller communier avec son public ailleurs.

Cet artiste, qui préfère les filles chrétiennes aux yeux de chat et au ventre plat, crie à l'acharnement sur sa personne et sur son œuvre. En réaction aux critiques formulées par la députée Cécile Epondo Fouda et le ministre de la culture (Minac) Narcisse Mouelle Kombi, indexant les caractères immoral et scandaleux de sa chanson, l'artiste affirme qu'ils n'ont « rien compris à la chanson ».

Vêtu d'un pantalon noir, d'une chemisette noire sur un t-shirt noir et coiffé d'une casquette noire, Franko s'est permis d'expliquer que la chanson « Coller la petite » veut simplement dire danser avec une fille. C'est, renchérit-il, « un message adressé à une personne qui se retrouve à une fête et qui reste assise pendant que des gens se trémoussent sur la piste de danse ». Il reconnait que la chanson écoutée plus de 13 millions de fois sur Youtube n'est pas appréciée de tout le monde.

Avant de repartir pour sa tournée mondiale qui le mènera au Congo, au Niger, au Gabon, au Maroc, en Algérie, en France, au Canada, aux Usa, l'artiste qui cumule trois années seulement d'expérience dans la musique a dit ne pas s'intéresser aux questions de droit d'auteur au Cameroun. Il confie être en train de faire valoir ses droits d'artiste à l'extérieur.

La suite de la chanson Coller la petite est prévue dans moins d'un an, a-t-il révélé en indiquant des collaborations probables avec des artistes tels que Malhox, Davido et plusieurs autres nigérians.

 

camernews.com

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