Issa Hayatou : histoire d’une réussite à la FIFA

En prenant « cadeau » les reines du football mondial à la fin de l’année dernière, le camerounais avait pour objectif de trouver un président à la maison pourri par les scandales à répétition au soir du 26 février 2016 ; et le digne du fils du lamido a tenu parole et acte : en ce soir de 26 février 2016, Gianni Infantino, candidat soutenu entre autre par le camerounais Samuel Eto’o Fils a été élu président de la FIFA.

 

 

En tête après le premier tour, il a eu un total de 115 votes lors du second tour, l'Italien a devancé Cheikh Salman (88 voix), Prince Ali (4 voix) et Jérôme Champagne (0 voix). Et ce digne et loyal travail dans les délais impartis, est celui d’Issa Hayatou. Pourtant, tout n’a pas été facile : d’abord, la presse occidentale a cherché à le mêler à tout prix à un scandale de corruption sans succès, puis des voix se sont élevées par-ci et là pour un report de vote.

Mais l’homme fort du football africain y a opposé un refus catégorique. Il avait une mission et tenait à bien la remplir. Ainsi donc, en matière de football, il y a un camerounais qui peut tenir le délai imposé et réussir à redresser une maison en déliquescence, contrairement au tristement célèbre Owona Joseph qui a échoué à la Fécafoot après trois années de normalisation.

On ne peut pas dire qu’Hayatou a prouvé qu’un africain peut très bien gérer la plus grande société de football mondiale sans verser dans le racisme, mais du moins il a mis un camouflet à tous ceux là qui attendaient le moindre problème pour crier à l’incompétence.

Surtout, il prouve également que sa longévité managériale au sein de la CAF en Afrique est un acte de génie dont il a le mérite, et non une suite de manœuvres de favoritisme et de corruption comme les uns ont voulu le faire croire.Le camerounais va retourner en paix reprendre son travail à la CAF. Une belle histoire !

© Avec Camer.be : Dimitri Mbouwe

 

 

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