Insécurité à Yaoundé: Bokam et Mbarga Nguélé abandonnent les habitants de Mimboman à leur triste sort.

Les nuits sont devenues extrêmement sanglantes à Mimboman. Chaque matin, les populations se demandent si le sang n’a pas été versé pendant qu’elles dormaient paisiblement. L’insécurité grandissante qui règne dans le coin, donne du grain à moudre à ceux qui pensent que les pouvoirs publics ont démissionné de leurs missions régaliennes. Le silence des autorités camerounaises devant cette situation alarmante est fortement assimilée à de la complicité et à de l’incapacité. Ce qui se déroule actuellement dans le quartier, concourent au renforcement des deux thèses. Le bilan est lourd, indique une personne ayant requis l’anonymat.

Quand la nuit tombe, une profonde inquiétude gagne nos esprits, poursuit-elle. En l’espace de deux mois, on dénombre au moins une dizaine de filles violées et assassinées par des inconnus. A ce tableau funeste, il faut ajouter de nombreuses disparitions de femmes. Pendant ce temps, du côté des forces de l’ordre aucune action n’est engagée pour rétablir la sécurité à Mimboman. Ces forces sont plutôt occupées à d’autres taches, ou à se tourner les pouces dans les bureaux et les débits de boisson d’après un témoignage recueilli sur le terrain. Ce comportement laxiste encourage les organisations criminelles, qui frappent généralement où elles veulent et quand elles veulent.

Les patrouilles nocturnes qui autrefois atténuaient le phénomène d’insécurité, ont complètement disparues de l’agenda. D’après les chefs de la gendarmerie et de la police, la suppression des patrouilles a été motivée par le fait qu’au lieu de veiller sur la sécurité des personnes et des biens; les hommes déployés sur le terrain se livraient à certains abus.

Non seulement ces derniers rançonnaient les transporteurs, et pire encore ils se disputaient la paternité de certains points de contrôle. C’est ainsi qu’on a vu à un moment donné, des policiers de Mimboman pourchasser leurs collègues de Nkolmesseng. Les gendarmes s’attaquer aux flics. Vivement que la sécurité revienne.

© Lucien EMBOM | Cameroon-Info.Net

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