IAI-Cameroun : Mgr Jean Mbarga prêche pour l’humanisation des TIC

L’archevêque de Yaoundé a, jeudi dernier, co-présidé un culte œcuménique, avec le pasteur Ndamba Eboa et le cheikh Oumarou Malam Djibring.

 

Étudiants, enseignants, personnels administratifs et parents sont venus s’abreuver des paroles d’évangile au cours d’une grande messe célébrée sur le campus de l’Institut africain d’informatique (IAI), Centre technologique Paul Biya. Cette cérémonie, que les responsables de l’école de formation aux technologies de l’information et de la communication ont organisée en marge de la rentrée académique du second trimestre, a été placée sous le thème de «la miséricorde divine».

Des interventions, l’on retiendra l’homélie de Mgr Jean Mbarga. «IAI-Cameroun représente à nos yeux une originalité académique, qui contribue efficacement à la réduction de la fracture numérique et facilite l’accès pour tous aux technologies de l’information et de la communication», a déclaré le prélat, précisant que «les TIC participent à l’avènement d’une nouvelle société, voire d’un nouveau monde».

Comme dans les amphis de l’université catholique d’Afrique centrale, où il a partagé le savoir pendant plusieurs années, l’archevêque métropolitain, devant des milliers d’étudiants, les enseignants et les responsables de l’IAI-Cameroun, s’est appesanti sur les avantages et les inconvénients qu’engendre le développement des TIC. Les informations, a-t-il précisé, circulent à une vitesse impressionnante, avec leur lot de dérives. Il n’en faut pas plus, pour Mgr Jean Mbarga, de lancer un plaidoyer fort: «humanisons le numérique et numérisons l’humanisme».

En clair, il est temps de parler d’une culture numérique, qui propose des modes de penser et d’agir qui, au bout du compte, ne seront pas nuisibles à l’homme. Il est surtout question, a souligné le prélat, de faire en sorte que la puissance numérique incontournable soit au service de l’homme. Ces nouveaux défis n’excluent pas la lutte contre la pauvreté, la famille, l’économie humaine, la condition des enfants et des jeunes de plus en plus intéressés par la propagande des contrevaleurs. «Nous comptons sur vous pour remettre en scelle les valeurs humaines», a martelé Mgr Jean Mbarga.

Don.

Aussi, l’homme d’église a remercié l’éternel, qui a permis à toutes les âmes présentes à la messe, de rester en vie, après une année 2015 difficile. «Nous sommes là parce que Dieu l’a voulu. Notre vie et notre souffle sont entre les mains de Dieu. Aussi, une année de plus est un don de Dieu». C’est également le même message que sont venus passer le pasteur Ndamba Eboa et Cheikh Oumarou Malam Djibring, président du Conseil supérieur islamique du Cameroun et membre fondateur de l’Association camerounaise de dialogue interreligieux.

L’apport moral de ces personnalités a été salué par le Représentant-résident de l’IAI-Cameroun. Armand Claude Abanda, très ému, a remercié les ministres du culte, tous les étudiants et l’ensemble du personnel administratif de son institution académique, «pour cette foi inébranlable».

L’IAI dont l’admission se fait sur concours pour les candidats titulaires d'un Baccalauréat scientifique, technique ou général, est une école Inter-états créée en 1971 à Fort-Lamy (l’actuel N’Djamena) au Tchad. Elle est dotée d’un statut diplomatique, avec pour siège Libreville au Gabon. Cette école forme en trois ans des ingénieurs en Travaux informatiques option maintenance micro-informatique et réseaux, des ingénieurs des Travaux informatiques option informatique de gestion et des analystes-programmeurs. Ses États membres sont le Bénin, le Cameroun, le Congo, la Côte d’ivoire, la Centrafrique, le Gabon, le Niger, le Sénégal, le Tchad et le Togo.

© La Méteo : Jean Robert Fouda

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