Humiliation du Cameroun au Brésil - Volker Finke: «Je suis responsable, mais pas à 100% !»

Invité sur le plateau de la télévision nationale dimanche dernier, en qualité de consultant et « compatriote » allemand, lors de la finale de la Coupe du monde, le sélectionneur des Lions indomptables s’est épanché sur la débâcle de ses poulains.

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 Volker Finke Getty Images

En attendant son audition à la primature, en marge de l’enquête prescrite par le chef de l’Etat sur les raisons de la piètre prestation des Lions dans l’aventure brésilienne, le coach allemand à défendu sa responsabilité sur les antennes de la Cameroon Radio and television (Crtv). Il a fustigé la hiérarchie et la bureaucratie du football camerounais qui est en grande partie responsable de ce mondial manqué. S’appuyant sur l’équipe allemande, dont l’entraîneur Joaquim Löw fait partie du staff depuis 2006, Volker Finke s’est insurgé contre les changements incessants de coach chez les Lions, en prônant la « continuation ».

Un appel du pied tout en légèreté en direction des décideurs du football alors que beaucoup attendent son départ de la direction de la sélection fanion.

Mais si le coach des Lions ne cache pas son intention de poursuivre son aventure à la tête de cette équipe, il n’y est pas allé du dos de la cuiller pour dénoncer l’entourage de la sélection nationale qui empoisonne l’atmosphère au sein de la tanière. Toujours en prenant l’exemple de la Mannschaaft, Volker Finke a appelé à regarder dans ces grandes équipes « où il n’y a personne d’autres dans les hôtels que l’entraineur et les joueurs ». « Même le président de la fédération ne se déplace pas avec les joueurs » a-t-il fait remarquer. Joseph Owona, président du Comité de normalisation de la Fécafoot appréciera. « Depuis janvier, j’ai demandé plusieurs fois à être seul avec les joueurs, cela m’a été refusé » se lamente-t-il, décriant au passage le trop plein « d’officiels » dans les délégations des Lions. Les joueurs, eux aussi n’ont pas les bonnes grâces de Volker Finke. Celui-ci dénonce leurs exigences incompatibles avec le football de haut niveau. Il cite pour exemple cette tocade d’avoir près d’eux toute leur famille. Une demande qui s’est faite dans la discipline dans d’autres sélections alors que ces dernières étaient déjà bien avancées dans la compétition. A la question du modérateur du plateau de savoir si tout cela rendait le coach moins comptable du résultat de ses poulains, Finke est sorti de ses gonds et a aboyé un « je suis responsable, mais pas à 100% ». Le coach allemand rappelle par ailleurs « qu’il faut des formations pour les entraineurs et des rassemblements pour les joueurs locaux ». Une demande qui avait également été bottée en touche par les bureaucrates du football Camerounais.

Ludovic AMARA (Stagiaire) Le Messager

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