FRANCE:RETOUR EN FORCE ARMÉE DES FRANÇAIS AU CAMEROUN

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Le come-back des Français...Nous annoncions récemment que la France à travers le Quai d'Orsay faisait pression sur Yaoundé pour l'expédition d'une partie des troupes de l'opération Serval» dans ce pays après l'avoir convaincu, tant mal que bien, mais «preuves» à l'appui, que ce pays est menacé par des groupes islamistes radicaux. Si les médias-mensonges français ont subitement tu leurs campagnes contre leur homme de paille, Paul Biya, réticent au départ à l'idée de recevoir l'armée française sur son sol (affaires des biens mal acquis, affaire Lydie Eyoum Yen/Cour de cassation, et tutti quanti...) c'est sans doute parce que ce dernier aurait lâché du lest sur la question.

 Plusieurs centaines d'éléments de l'armée française en provenance du Mali ont, ainsi, déferlé discrètement dans les bases militaires du septentrion, de l'Est et dans la capitale entre autres.

L'opération se déroule sous la barbe et le nez des faucons du système Biya, des instructeurs israéliens du Bataillon d'Intervention Rapide (BIR) et des Américains. L'affaire de l'enlèvement des otages français en fut, semble-t-il, l'un des montages hollywoodiens échafaudés en prélude.

De source exclusive, ces éléments français -- dont le nombre devra augmenter au fur et à mesure sur le sol camerounais -- devraient jouer un rôle à peu près similaire à celui qu'ils ont joué en Côte d'Ivoire.  

«Devant le bruit chinois, la France vient rappeler qu'elle est ici en territoire conquis et que c'est elle le patron» m'explique aujourd'hui un ami géo-stratège et politologue à Paris. «C'est une opération dans laquelle Paris investit discrétion et détermination. Elle se projette sur le moyen et le long terme sachant que les Africains se perdent toujours en conjectures à court terme et entre les annonces médiatiques. Il s'agira d'encadrer la sortie éventuelle de Paul Biya de la scène d'ici quelques mois à quelques années prenant ainsi à contre-pied les Camerounais et autres stratèges bantous, ces derniers étant, comme tous les Africains, incapables de prévisions. Le reste est abandonné à la diversion et à la presse»...

 Une chose est sûre: la prévision à moyen et long terme est une science qui n'est pas bantoue... La gestion à la petite semaine si...

 camer.be © Correspondance : Jean Marc Soboth, Journalist

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